Les épargnants français disposant d’un Livret d’Épargne Populaire doivent composer avec de nouvelles règles. Entre ajustement du rendement et révision des critères d’accès, ce produit d’épargne réglementé continue de se démarquer tout en s’adaptant au contexte économique actuel. Les seuils d’éligibilité évoluent pour refléter l’inflation, tandis que la rémunération reste attractive malgré un léger recul.
Un rendement toujours compétitif malgré la baisse
Depuis le 1er février, le taux du LEP est passé de 2,70% à 2,50%. Cette diminution n’entame cependant pas sa position dominante sur le marché de l’épargne réglementée.
Le produit conserve son statut de compte d’épargne le mieux rémunéré actuellement disponible. Les pouvoirs publics maintiennent stratégiquement un écart d’un point avec le taux du Livret A, garantissant ainsi l’avantage financier du LEP.
Des conditions d’accès revues à la hausse
L’accès au LEP demeure réservé aux foyers dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas certains plafonds. Pour 2026, ces seuils augmentent de 0,9% en réponse à l’inflation enregistrée en 2025.
Les nouveaux plafonds en France métropolitaine
Pour une part fiscale, le seuil s’établit désormais à 23 028 euros. Les foyers composés de deux parts peuvent prétendre au LEP avec un revenu fiscal de référence atteignant 35 326 euros.
Chaque quart de part supplémentaire ajoute 3 075 euros au plafond. Pour une demi-part additionnelle, le seuil augmente de 6 149 euros.
Spécificités des départements d’outre-mer
Les territoires ultramarins bénéficient de plafonds ajustés. À la Martinique, en Guadeloupe et à La Réunion, le seuil pour une part atteint 27 251 euros.
En Guyane et à Mayotte, ce montant grimpe à 28 489 euros pour une part fiscale.
Les critères de vérification pour 2026
Pour ouvrir un LEP en 2026, les banques examinent le revenu fiscal de référence 2025, calculé sur les revenus perçus en 2024. Les contributions fiscales de 2025 peuvent donc influencer directement l’éligibilité des candidats.
Le contrôle des comptes existants
Les établissements bancaires procéderont à une vérification d’ici fin avril. Ils s’assureront que le revenu fiscal de référence 2025 des détenteurs actuels reste conforme aux nouveaux seuils.
Si un titulaire dépasse le plafond pendant deux années consécutives, son compte pourra être fermé début 2027. Cette règle vise à garantir que le dispositif profite effectivement aux foyers modestes.

