Cet été, un changement majeur entre discrètement en vigueur sur vos factures d’électricité. Une modification législative, technique à première vue, mais aux répercussions bien concrètes selon votre profil de consommation. Pourtant, peu d’usagers en mesurent encore l’impact.
Des taxes invisibles… mais déterminantes
Derrière chaque facture d’électricité se cachent plusieurs composantes : le coût de l’énergie, les frais liés à l’entretien du réseau, et un ensemble de taxes indirectes souvent méconnues. Parmi elles, la TVA et l’accise, qui représentent une part non négligeable du montant final payé par les ménages. Ces éléments sont généralement peu visibles, mais ils pèsent lourd.
À compter du 1er août 2025, un changement de règle vient harmoniser ces taxes. Le but ? Aligner le système français sur le cadre européen. Ce mouvement réglementaire oblige à revoir la façon dont certaines taxes s’appliquent sur votre abonnement… mais tout ne va pas dans le même sens.
Un équilibre fragile entre hausses et baisses
Tandis que l’un des taux de TVA appliqué sur les abonnements augmente fortement, d’autres composantes de la facture évoluent dans le sens inverse :
- L’accise sur l’électricité — une taxe liée à l’impact environnemental de l’énergie — diminue légèrement.
- Le TURPE, qui finance les infrastructures de distribution, baisse aussi, après avoir grimpé au début de l’année.
Ces ajustements n’ont rien d’anodin. Pris séparément, certains éléments font grimper la facture, d’autres la font baisser. L’effet combiné est donc variable… et c’est là toute la subtilité.
Les perdants et les gagnants
Tout dépend en réalité de votre consommation
annuelle.
👉 Si vous êtes un petit consommateur, la hausse de l’abonnement —
sur lequel la nouvelle TVA s’applique — pèsera proportionnellement
plus lourd dans votre facture.
👉 À l’inverse, les foyers plus énergivores verront cette hausse
absorbée, voire contrebalancée, par les autres baisses.
Prenons deux exemples concrets :
- Un ménage moyen consommant 4,4 MWh par an verrait sa facture baisser légèrement, passant de 1.050 € à 1.046 € TTC selon la CRE.
- Un foyer plus modeste, avec 2.400 kWh par an au tarif heures creuses, verra son abonnement grimper de 166,63 € à 186,70 € par an. Un surcoût non négligeable.
En résumé, si votre part d’abonnement représente une portion importante de votre facture, vous serez plus exposé à une hausse. Pour les autres, les effets s’équilibreront.


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