L’accès à la propriété reste un parcours semé d’embûches pour des millions de Français. Entre durcissement des conditions de prêt et nouvelles réglementations, le marché immobilier connaît de profondes mutations qui bouleversent les trajectoires individuelles.
Une discrimination flagrante selon le statut professionnel
Les chiffres parlent d’eux-mêmes et révèlent une inégalité criante dans l’accès au crédit immobilier. Seulement 42% des actifs hors CDI ont déjà sollicité un prêt bancaire, contre 60% des salariés en contrat à durée indéterminée.
Cette différence s’explique par une réticence anticipée des travailleurs indépendants, qui renoncent souvent à leur projet d’achat par peur d’essuyer un refus. Les établissements bancaires leur opposent un mur difficile à franchir.
Les exigences bancaires qui pénalisent les indépendants
Les banques justifient leur prudence par deux obstacles majeurs. L’irrégularité des revenus constitue le premier frein, complétée par un manque de visibilité sur la santé financière de ces professionnels.
Pour évaluer la stabilité d’un dossier, les établissements imposent un minimum de trois ans d’activité. Ils scrutent ensuite les revenus sur plusieurs exercices fiscaux avant de rendre leur verdict.
Retraites : deux décrets pour corriger les injustices
Le gouvernement prépare deux textes réglementaires qui pourraient bouleverser les règles de départ à la retraite dès septembre 2026. Ces mesures visent particulièrement à corriger certaines inégalités touchant les femmes.
Des trimestres liés aux enfants enfin comptabilisés
Le premier décret intégrera deux trimestres liés aux enfants dans le calcul des carrières longues. Cette disposition permettra à certaines mères d’anticiper leur départ en retraite.
Le second texte modifiera le mode de calcul de la pension pour les femmes ayant élevé au moins deux enfants. Leur pension sera calculée sur 23 ou 24 meilleures années au lieu de 25, améliorant mécaniquement le montant perçu.
Pentecôte : votre employeur peut-il imposer un congé payé ?
La question revient chaque année et suscite incompréhensions et tensions dans les entreprises. Le cadre juridique de la journée de solidarité mérite des clarifications.
Un dispositif instauré pour financer l’autonomie
Cette journée de solidarité a été créée en 2004 dans un objectif précis : financer l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Son application concrète offre toutefois plusieurs options aux employeurs.
Les salariés peuvent travailler le lundi de Pentecôte lui-même, un autre jour férié de leur choix, ou encore mobiliser une journée de RTT. Une dernière possibilité consiste à effectuer des heures supplémentaires non rémunérées.

