Richesse spectaculaire dans le Doubs : Dung dépasse Besançon en imposition

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Dans le département du Doubs, les écarts de richesse entre territoires atteignent des niveaux spectaculaires. Alors que certaines villes peinent à atteindre la moyenne nationale, d’autres communes, situées à proximité de la frontière helvétique, voient leurs habitants déclarer des revenus parmi les plus élevés de France. Cette géographie fiscale dessine une carte contrastée du territoire.

Des villages frontaliers dans le top national

Avec une moyenne de 10 006 euros d’impôt sur le revenu par foyer fiscal, la commune de Dung occupe une position enviable. Ses 621 résidents hissent ce village au 115ème rang des communes françaises les plus imposées.

D’autres localités frontalières affichent des chiffres similaires. Belfays enregistre une moyenne de 9 872 euros par foyer. Verrières-de-Joux atteint 8 020 euros, tandis que Montperreux se positionne à 7 597 euros.

La Chenalotte complète ce tableau avec 7 389 euros d’impôt moyen. Ces montants révèlent une prospérité économique concentrée dans ces zones géographiques spécifiques.

La Suisse, moteur de cette richesse locale

La proximité avec le territoire helvétique explique largement ces performances fiscales. Les travailleurs frontaliers bénéficient de salaires élevés dans les secteurs de l’horlogerie, de l’industrie et des services en Suisse.

Cette dynamique transfrontalière transforme radicalement le niveau de vie local. À La Chenalotte, le revenu médian grimpe à 43 600 euros, soit près du double de la médiane nationale fixée à 25 760 euros.

Des revenus qui dépassent largement la moyenne

Jougne illustre parfaitement cette prospérité avec un niveau de vie médian de 46 560 euros. Belfays n’est pas en reste avec 45 580 euros, confirmant l’attractivité de ces territoires.

Même Dung, malgré sa petite taille, affiche un niveau de vie médian de 30 340 euros, largement supérieur aux standards nationaux.

Besançon loin derrière ses voisines rurales

Le contraste apparaît saisissant avec la préfecture du département. Besançon, qui compte pourtant 120 057 habitants, enregistre un impôt moyen de seulement 1 663 euros par foyer fiscal.

Le niveau de vie médian dans la capitale comtoise s’établit à 23 240 euros. Ce montant reste inférieur à la médiane nationale, illustrant les difficultés économiques des grandes agglomérations.

Le Doubs légèrement au-dessus de la moyenne

À l’échelle départementale, les foyers fiscaux du Doubs s’acquittent en moyenne de 2 229 euros d’impôt sur le revenu. Cette performance place le territoire légèrement au-dessus de la moyenne française.

Ces statistiques confirment le poids des communes frontalières dans la dynamique économique locale. Elles compensent les résultats plus modestes des zones urbaines et rurales éloignées de la Suisse.

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