Le gouvernement met en place une série de mesures drastiques pour redresser les comptes publics. Entre prestations gelées, réformes des retraites et nouvelles restrictions, les Français vont devoir faire face à un budget 2024 marqué par la rigueur. Décryptage des principales décisions qui vont impacter le pouvoir d’achat.
Les aides au logement figées pour les locataires
Les aides personnelles au logement ne connaîtront aucune revalorisation dans les mois à venir. Cette décision touche directement des millions de bénéficiaires qui ne verront pas leur APL augmenter malgré l’inflation.
Les étudiants issus de familles aisées restent par ailleurs soumis aux restrictions déjà en vigueur. Le gouvernement maintient sa ligne concernant l’attribution de ces prestations.
Un coup de gel sur plusieurs prestations familiales
Les prestations familiales ainsi que la prime d’activité seront gelées. Cette mesure s’inscrit dans la volonté de réaliser des économies substantielles sur le budget social.
L’allocation de rentrée scolaire fait également l’objet d’une réforme majeure. Le gouvernement prévoit d’économiser 1,1 milliard d’euros grâce à cette modification.
Les minima sociaux épargnés par la rigueur
Toutes les prestations ne subissent pas le même sort. Le minimum vieillesse bénéficiera d’une revalorisation normale, tout comme l’allocation adulte handicapé.
Le revenu de solidarité active (RSA) suivra également son indexation habituelle. Ces dispositifs destinés aux publics les plus fragiles échappent aux mesures de gel.
Les étudiants obtiennent gain de cause sur les frais d’inscription
Face à la mobilisation, le gouvernement a retiré son projet d’augmentation des frais d’inscription dans l’enseignement supérieur. Les lycées avaient connu plusieurs blocages pour protester contre cette mesure.
Le texte initial prévoyait pourtant d’imposer 178 euros par an pour les étudiants en BTS et 270 euros pour ceux en classe préparatoire. Les pressions politiques ont finalement eu raison de ce projet.
Une taxation maintenue pour les hauts revenus
La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) reste d’actualité. Cette mesure fiscale doit permettre à l’État de récupérer 600 millions d’euros.
Les ménages les plus aisés continuent donc de participer à l’effort collectif à travers ce dispositif spécifique de taxation.
Les retraités aussi concernés par l’austérité
Les pensionnés percevant plus de 1.260 euros par mois ne verront pas leur retraite indexée pleinement sur l’inflation. Cette décision touche une part importante des retraités français.
L’abattement de 10% sur les retraites subit également un ajustement significatif. Il passe de 4.439 euros à 3.000 euros, réduisant ainsi l’avantage fiscal dont bénéficiaient les seniors.
Les arrêts-maladie dans le viseur du gouvernement
Le gouvernement vise une réduction de 2 milliards d’euros sur les coûts liés aux arrêts-maladie. Des négociations sont prévues avec les partenaires sociaux pour déterminer comment réaliser cette économie.
La fiscalisation des indemnités journalières figure parmi les pistes envisagées. Cette mesure changerait profondément la nature de ces indemnités, actuellement exonérées d’impôt.

