Le marché immobilier nancéien affiche une dynamique surprenante entre avril et mai. Alors que de nombreuses métropoles françaises connaissent un ralentissement, la capitale lorraine voit ses prix grimper, portés par une demande qui ne faiblit pas.
Les maisons individuelles en tête de la hausse
Les propriétés avec jardin connaissent une envolée remarquable. Le tarif au mètre carré des maisons individuelles est passé de 2 681 euros en avril à 2 722 euros en mai, selon les données compilées par SeLoger et MeilleursAgents.com.
Cette progression de 1,53% en seulement trente jours s’explique par deux phénomènes conjugués : un nombre limité de biens disponibles et une quête croissante d’espaces extérieurs par les acheteurs potentiels.
Une demande qui privilégie l’espace
Les familles recherchent davantage de surface habitable. Cette tendance transforme profondément les critères d’achat dans l’agglomération nancéienne.
Les terrasses, jardins et autres aménagements extérieurs deviennent des arguments décisifs. La pénurie de l’offre alimente mécaniquement la tension sur les tarifs.
Les appartements suivent la cadence
Le segment des copropriétés n’échappe pas à cette dynamique haussière. Le prix moyen au mètre carré des appartements est monté de 2 328 euros à 2 343 euros entre avril et mai.
Cette augmentation de 0,64% témoigne d’une demande qui reste soutenue. Les copropriétés conservent leur attractivité auprès d’une clientèle variée, des jeunes actifs aux investisseurs locatifs.
Le marché locatif affiche des contrastes
Du côté de la location, les évolutions se révèlent moins uniformes. Les loyers des appartements demeurent stables à 14,00 euros par mètre carré, sans variation entre les deux mois observés.
Les maisons locatives sous tension
En revanche, louer une maison coûte désormais plus cher. Le loyer moyen au mètre carré grimpe de 15,00 à 15,10 euros, enregistrant une hausse de 0,67%.
Cette progression reflète l’attractivité croissante des maisons sur le marché locatif. Les familles privilégient ces logements pour bénéficier d’espaces supplémentaires, renforçant la pression sur ce segment particulier.
Nancy face aux autres métropoles françaises
Comparée aux grandes villes hexagonales, la préfecture meurthe-et-mosellane maintient des tarifs accessibles. À Aix-en-Provence, un appartement s’affiche à 5 426 euros le mètre carré, tandis qu’une maison atteint 6 461 euros.
L’écart devient vertigineux avec la capitale. À Paris, les appartements culminent à 9 692 euros le mètre carré, et les maisons franchissent le seuil des 10 125 euros.

