Pourquoi plusieurs hausses d’impôts votées ces derniers jours pourraient-elles ne jamais voir le jour ? Une note interne de Bercy met le feu aux poudres. Derrière les annonces politiques, le ministère pointe des risques juridiques majeurs : incompatibilité avec le droit européen, violation de conventions internationales et même erreurs de rédaction aux effets inverses de ceux recherchés.
Quand Bercy siffle la fin de la partie
Dans une analyse transmise au gouvernement, la direction de la législation fiscale (DLF) estime que plusieurs amendements votés par l’Assemblée, issus du RN et de LFI, seraient non conformes au droit européen ou aux conventions fiscales internationales.
Selon cette note, ces mesures pourraient entraîner une
conséquence lourde :
l’État serait contraint de rembourser les impôts perçus…
avec intérêts.
Un amendement LFI qui viole les conventions fiscales
Parmi les mesures pointées : une hausse de l’impôt sur les bénéfices des multinationales, calculée en proportion de leur chiffre d’affaires en France.
Problème : la DLF rappelle que la France est liée par
125 conventions fiscales, qui déterminent très
précisément ce qu’elle peut imposer.
Selon la DLF, cet amendement y contreviendrait totalement.
Elle prévient noir sur blanc :
« Tout contribuable serait fondé à saisir le juge […] pour
obtenir la décharge de l’imposition ou sa restitution avec intérêts
».
Pire : une erreur de rédaction qui ferait… baisser l’impôt
La DLF relève également une anomalie surprenante : une erreur technique dans le texte qui réduirait l’impôt des multinationales, alors que l’amendement visait à l’augmenter.
Le seuil des 750 millions : un point de rupture juridique
Un autre amendement LFI propose d’abaisser à 500 millions d’euros (au lieu de 750 millions) le seuil d’application de l’impôt minimal mondial de 15 %.
La DLF rappelle que ce seuil est fixé par une directive
européenne, et que la France ne peut pas le
modifier unilatéralement.
Pour elle, s’en écarter « aurait de grandes chances d’être
considéré […] comme un défaut de transposition de la
directive ».
Coquerel conteste
Le président de la commission des finances, Éric
Coquerel (LFI), réfute la lecture de Bercy.
Il assure :
« La directive européenne ne prohibe pas une application aux
entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 750 millions
d’euros ».
Les amendements du RN également dans la ligne de mire
Bercy vise aussi un amendement du Rassemblement
national qui étendrait la taxe sur les rachats
d’actions.
La DLF parle d’un « risque très élevé de non-conformité
» avec la directive européenne « mère-fille
», qui protège les échanges financiers entre société mère
et filiales pour éviter la double imposition.
La même directive empêcherait aussi la contribution temporaire sur les dividendes exceptionnels, proposée par LFI dans un autre amendement.
Un avenir incertain pour ces hausses d’impôts
Même adoptés à l’Assemblée, ces amendements pourraient
ne jamais survivre au processus parlementaire.
Le volet « recettes » du PLF 2026 reste fragile,
et son adoption finale est loin d’être garantie.
Cette note de Bercy pourrait donc peser lourd dans les arbitrages à venir.


Il y en a marre des impots sous toutes leurs formes J ai travaille pendant 45 ans eleve avec mon epouse un enfant qui a fait des études JAMAIS reçu une aide de l etat et jamais rien demandé Alors que cette bande de bons a rien de deputes TOUS arretent d emmerder es francais comme moi et il y en a beaucoup
attention tu risques l’impôt sur les râleurs !!
Le gouvernement crame la caisse et les français doivent renflouer pour payer tous ces parasites qui font de notre vie un casse-tête.
Merci à tous ceux qui ont voté une ou “deux” fois pour notre traître de président .
Les français sont bien des veaux!
Tout à fait d’accord avec LIDAR MERCI à ceux qui ont voté 2 fois même une fois pour notre “mozart de la finance” !
Les votants varient souvent du 1er tour au 2ème – 1er est contestation 2ème…. Ah mince que fait-on ? choix entre… et entre… = Le moins pire d’après eux !!!!! ET voilà le résultat pour 5 ou 10 ans !
Bonjour,
Je fais partie de ceux qui ont voté Macron pour sa première élection et pour le 2ème quinquennat je me suis abstenu, je n’ai pas pu choisir entre la peste et le choléra.
Le refus du RN de ne pas voter la loi qui devait taxer les multimillionaires fait apparaitre comment sera traité le peuple avec ce parti qui comme le serpent rampe tout doucement, silencieusement vers le pouvoir pour mieux casser les reins du peuple.
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