Le candidat déclaré à la présidentielle de 2027 sort de sa réserve et dévoile son projet de grande ampleur pour sauver le système de retraite français. Une proposition qui va encore plus loin que la réforme controversée adoptée l’année dernière et qui risque de relancer le débat national.
Une nouvelle hausse programmée après 2023
Édouard Philippe ne cache pas ses intentions. L’ancien Premier ministre souhaite porter l’âge légal de départ à 65 ans et rallonger la durée de cotisation jusqu’à 45 annuités. Cette mesure s’inscrit dans la continuité directe de la réforme de 2023.
L’ancien locataire de Matignon justifie cette décision par la nécessité d’éviter un effondrement financier du système. Selon lui, seul un ajustement progressif permettra de garantir la pérennité des pensions.
Un tiers des actifs pourrait échapper à la règle
Face aux critiques prévisibles, le candidat prévoit des exceptions. Un tiers des Français pourrait partir avant 65 ans, notamment ceux ayant exercé des métiers pénibles ou connu des parcours professionnels difficiles.
Les dispositifs existants seraient préservés : les personnes en situation de handicap pourraient toujours partir à 55 ans, celles en incapacité permanente à 60 ans, et les invalides à 62 ans. Les carrières longues resteraient également prises en compte.
Les partenaires sociaux aux commandes
La proposition prévoit un transfert de responsabilité une fois l’équilibre atteint. Les partenaires sociaux prendraient alors les rênes du système selon une “règle d’or” destinée à maintenir les comptes dans le vert.
Cette gestion partagée marquerait une rupture avec le pilotage actuel, largement centralisé entre les mains de l’État.
L’introduction de la capitalisation dans le système français
L’aspect le plus novateur du projet réside dans l’ajout d’un volet par capitalisation. Chaque citoyen aurait accès à un plan d’épargne-retraite individuel, complément au système par répartition existant.
Édouard Philippe défend cette double approche comme un moyen d’associer davantage les salariés à la valorisation du capital. Cette épargne personnelle viendrait sécuriser le financement des futures pensions.
Un équilibre entre solidarité et responsabilité individuelle
Le candidat cherche visiblement à concilier deux logiques souvent opposées. D’un côté, le maintien du système solidaire par répartition. De l’autre, l’introduction d’une dimension individuelle permettant à chacun de constituer sa propre réserve.
Cette architecture hybride vise à répondre aux inquiétudes des générations futures sur la viabilité du modèle actuel.

