Retraités : coup dur, la Cour des comptes vise ces 2 catégories, des contrôles choc arrivent

bâtiment de la cour des comptes

Ils pensaient leur situation stabilisée. Pourtant, dans les prochains mois, près de deux millions de retraités pourraient être soumis à des vérifications inédites. En toile de fond, une alerte sévère lancée par la Cour des comptes : la fraude aux pensions pèserait lourdement sur les finances publiques. Et certains profils concentrent désormais toute l’attention des contrôleurs.

Une traque ciblée, loin d’un contrôle généralisé

Contrairement aux craintes exprimées, il ne s’agit pas d’un audit massif de l’ensemble des pensionnés. Les magistrats financiers privilégient une approche ciblée, fondée sur des situations jugées à risque. Objectif affiché : mettre fin à des versements indus qui, cumulés, atteindraient environ 60 millions d’euros par an.

Deux catégories de retraités sont clairement identifiées comme prioritaires.

Retraités à l’étranger : prouver régulièrement son existence

Premier angle mort du système : les pensions versées hors de France. Lorsque le décès survient sur le territoire national, l’information remonte rapidement. À l’étranger, en revanche, les délais et les manques de coordination ouvrent la porte à des abus.

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Désormais, les pensionnés expatriés devront justifier périodiquement de leur situation. Trois pièces seront requises :

  • un certificat d’existence,
  • une pièce d’identité valide,
  • un acte de naissance original.

À défaut, le versement sera automatiquement suspendu. Des passages obligatoires au consulat viendront compléter ces démarches, renforçant encore le dispositif.

Le cumul emploi-retraite dans le viseur

Autre terrain jugé sensible : le cumul emploi-retraite. Conçu à l’origine pour soutenir les pensions modestes, il est aujourd’hui massivement utilisé par des profils plus aisés. En trois ans, le nombre de bénéficiaires est passé de 381 000 à 710 000 personnes.

La Cour des comptes pointe ici des « effets d’aubaine » (source : Cour des comptes), citant notamment des professions libérales capables de percevoir une pension tout en générant plus de 100 000 euros de revenus annuels. Les magistrats réclament un durcissement des règles et une intensification des contrôles.

Entre lutte contre la fraude et crainte d’un fardeau administratif

Si la volonté de limiter les abus est largement partagée, ces annonces suscitent une inquiétude réelle chez de nombreux retraités. Car pour beaucoup, ces dispositifs servent avant tout à préserver un niveau de vie fragilisé.

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En France, la pension moyenne représente 74 % du dernier salaire, selon l’OCDE. Une donnée qui explique pourquoi tant de seniors cherchent à compléter leurs revenus. Reste à trouver l’équilibre entre rigueur budgétaire et simplicité administrative, sans pénaliser ceux qui respectent les règles.

6 thoughts on “Retraités : coup dur, la Cour des comptes vise ces 2 catégories, des contrôles choc arrivent

  1. Depuis le temps que ce problême est connu, il est urgent de le résoudre.
    C’est l’efficacité de l’administration française qui est aussi a mettre sur la selette.
    En attendant c’est nicolas qui paye.

  2. Pour les fraudes à l etranger qui durent depuis des decennies ….Je crois que nous devons avoir des ambassades et des consulats qui pourraient vérifier si les versements sont à continuer ou pas…

  3. ça fait des décennies que des pensions sont versées, notamment, dans les pays du Maghreb sans aucun contrôle. Pas étonnant que ces pays totalisent des milliers et des milliers de centenaires.
    Donc, il serait grandement temps qu’on fasse des contrôles approfondis. Mais les milliards qui ont été versés sont malheureusement perdus

  4. EMPLOI RETRAITES les personnes qui continuent leurs activités sont dépositiaires d’une expérience acquise durant de longues années de labeur. Ils transmettent leur savoir faire ou continue à mi temps dans leur ancienne entreprise car personne n’est en mesure de les remplacer rapidement. et l’administration complétement à l’ouest veux les sanctionner ? on se fout de la gueule de qui? le savoir faire français est de plus en plus en retraites à l’EPAD ou au cimetière. permettre aux retraités de transmettre doit être une obligation nationale industrielle. Les revenus qu’il touchent s’ajoutent à leur retraite, la totalité est déclaré à l’impôt sur le revenus. l’état s’y retrouve. tant qu’on aura des merdeux au gouvernement la France s’enfoncera de plus en plus

  5. PLus facile de taper sur les “vieux” qui ont bosser toute leur vie que sur les bénéficiaires des allocations diverses et variées (RSA, CMU, aides sociales, logement et approvisionnelent gratuits des OQTF et des migrants…) sans vérification.

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