La pression fiscale s’intensifie pour les propriétaires de résidences secondaires. À partir de 2026, les communes françaises multiplient les initiatives pour alourdir la facture des détenteurs de logements non permanents. Cette offensive vise à répondre à la crise du logement et à dynamiser le marché locatif local.
Une mesure adoptée par près de la moitié des communes éligibles
L’année 2026 marquera un tournant majeur dans la fiscalité locale. 1 666 communes ont décidé d’augmenter la taxe d’habitation frappant les résidences secondaires, soit 45,2 % des 3 689 municipalités autorisées à le faire.
Les taux appliqués varient considérablement d’une localité à l’autre. La majoration oscille entre 5 % et 60 %, avec une moyenne nationale établie à 41,8 %. Cette variation reflète les stratégies différenciées adoptées par les élus locaux.
Un nombre record de communes au taux maximal
Parmi les municipalités les plus volontaristes, 688 communes ont choisi d’appliquer le taux maximum de 60 %. Cette politique radicale témoigne de la volonté d’optimiser les recettes fiscales communales.
Les objectifs poursuivis par cette politique fiscale
Cette augmentation répond à une double ambition. D’une part, elle vise à lutter contre la tension immobilière qui étouffe de nombreux territoires. D’autre part, elle cherche à encourager le marché locatif en incitant les propriétaires à mettre leurs biens en location.
La mesure cible exclusivement les logements meublés occupés comme résidences secondaires. Les habitations principales restent préservées de cette majoration fiscale.
Des disparités géographiques marquées
L’Ouest de la France en première ligne
La Bretagne se distingue comme la région la plus mobilisée. 84,6 % des communes éligibles appliquent une majoration, avec un taux moyen de 50 %.
La Nouvelle-Aquitaine suit de près avec 67,9 % des communes concernées. Le taux moyen y approche les 49 %. Les Pays de la Loire affichent des chiffres similaires : 65,1 % des communes éligibles adoptent la mesure, avec un taux également proche de 49 %.
Le Sud-Est fortement impacté
Les régions touristiques du sud-est subissent également cette politique fiscale renforcée. La Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes figurent parmi les territoires les plus touchés.
Le Nord et l’Est moins concernés
À l’inverse, certaines régions se montrent plus réservées. Le Grand Est compte seulement 29,6 % de communes éligibles ayant adopté la mesure.
Les Hauts-de-France affichent un taux encore plus faible : 28,2 % des communes éligibles ont choisi cette option fiscale.

