La campagne déclarative des revenus bat son plein depuis le 9 avril 2025. Parmi les pièges à éviter, la Prime de Partage de la Valeur mérite une attention particulière. Un simple oubli peut se transformer en facture salée pour les contribuables.
La Prime de Partage de la Valeur en quelques mots
Baptisée Prime Macron dans le langage courant, la Prime de Partage de la Valeur (PPV) a vu le jour en 2019. Elle remplace l’ancienne prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (PEPA).
Ce dispositif permet aux employeurs d’améliorer la rémunération de leurs salariés sans alourdir leurs charges sociales. Son versement reste facultatif et peut atteindre 6 000 euros maximum.
Un régime fiscal qui a évolué
Le cadre d’imposition de cette prime a connu un tournant majeur. Jusqu’en 2023, les bénéficiaires profitaient d’une exonération totale d’impôt sur le revenu.
Depuis le 1er janvier 2024, la donne a changé. La PPV entre désormais dans le calcul de l’impôt, sauf situations spécifiques qui ouvrent droit à une exonération.
Les conditions pour échapper à l’imposition
Trois critères permettent de conserver l’avantage fiscal. Le salarié doit travailler dans une entreprise de moins de 50 employés.
Sa rémunération annuelle ne doit pas dépasser trois fois le montant du SMIC. Enfin, la prime versée doit rester sous la barre des 3 000 euros, ou 6 000 euros si l’entreprise propose un accord d’intéressement ou de participation.
L’option épargne salariale pour optimiser
Une alternative intéressante existe depuis juillet 2024. Les salariés peuvent transférer leur PPV sur un plan d’épargne entreprise (PEE), un Perco ou un Percol.
Cette option maintient l’exonération fiscale. En contrepartie, les sommes restent bloquées pendant cinq ans ou jusqu’au départ à la retraite.
Comment déclarer correctement cette prime
La première étape consiste à vérifier le statut fiscal de la prime reçue. Les salariés d’entreprises de plus de 50 personnes ou percevant plus de trois fois le SMIC doivent l’intégrer à leurs revenus.
Dans ce cas, le montant s’inscrit dans les cases dédiées aux salaires, numérotées de 1AJ à 1DJ selon la situation familiale. Pour les bénéficiaires d’une exonération, la case 1AD est prévue à cet effet.
Le cas particulier de l’épargne salariale
Les contribuants ayant opté pour le placement sur un plan d’épargne peuvent souffler. La prime n’apparaît pas sur leur déclaration préremplie et ne nécessite aucune démarche supplémentaire.
Cette simplification administrative évite les erreurs de saisie. Elle garantit également le respect automatique du régime d’exonération lié à ce type de placement.
Les risques d’une déclaration erronée
Omettre de mentionner une PPV imposable expose à un redressement fiscal. L’administration peut réclamer le supplément d’impôt assorti de pénalités de retard.
À l’inverse, déclarer une prime exonérée dans les mauvaises cases augmente artificiellement les revenus. Le contribuable paie alors un impôt qu’il ne devrait pas régler.

