PER : le coup de massue fiscal que personne n’avait vu venir

Payer des impôts en France

La fiscalité du Plan Épargne Retraite connaît un tournant décisif cette année. Deux modifications réglementaires transforment les conditions d’épargne pour les futurs retraités, impactant à la fois les prélèvements sociaux et les avantages fiscaux liés aux versements tardifs.

Une hausse des prélèvements sociaux de 1,4 point

Depuis le 1er janvier 2026, la CSG applicable aux placements financiers, incluant le PER, grimpe de 9,2 % à 10,6 %. Cette augmentation résulte de l’instauration de la Contribution financière pour l’autonomie (CFA).

Cette nouvelle taxe pèse directement sur les gains générés par l’épargne retraite. Les épargnants voient ainsi leurs rendements nets diminuer sous l’effet de cette ponction supplémentaire.

Versements post-70 ans : la fin d’un avantage fiscal

La seconde réforme supprime la déductibilité fiscale des versements effectués après 70 ans. Les cotisations tardives ne permettent désormais plus de réduire l’impôt sur le revenu.

Les plus-values issues de ces versements non déductibles subissent une taxation de 31,4 % via le Prélèvement forfaitaire unique. Pour les sorties en rente, le régime de la rente viagère à titre onéreux s’applique.

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Une minorité d’épargnants concernée selon les experts

Gilles Belloir relativise l’impact de ces mesures. Selon lui, elles toucheront une fraction limitée des détenteurs de PER. De nombreux contrats imposaient déjà des restrictions d’âge pour la souscription ou les versements.

Des contreparties positives pour compenser

Le législateur a simultanément étendu la durée de cumul des plafonds de déduction de 3 à 5 ans. Cette prolongation augmente mécaniquement le plafond de déductibilité pour ceux n’ayant pas exploité cet avantage fiscal précédemment.

Vigilance requise sur le taux marginal d’imposition

Gilles Belloir recommande aux épargnants de vérifier leur taux marginal d’imposition avant d’effectuer des versements additionnels. Cette précaution évite des changements fiscaux défavorables.

L’optimisation fiscale nécessite désormais une analyse plus fine de sa situation personnelle. Les arbitrages doivent intégrer ces nouvelles contraintes réglementaires.

BoursoBank positionne son offre comme la plus compétitive

La banque en ligne présente son PERin assurantiel comme le moins cher du marché. L’offre propose deux modes de gestion : libre ou pilotée, avec différents profils d’allocation.

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Une gamme diversifiée de supports d’investissement

BlackRock assure la gestion du Plan pilotage à Horizon Retraite. Les épargnants accèdent à plus de 70 supports en unités de compte et diverses classes d’actifs pour construire leur stratégie patrimoniale.

Cette diversification permet d’adapter l’allocation aux objectifs et au profil de risque de chaque investisseur.

D’autres niches fiscales dans le viseur

Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales examine les exonérations fiscales et sociales des complémentaires santé collectives. Cette analyse s’inscrit dans une réflexion globale sur les dispositifs d’optimisation fiscale.

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