La capitale se mobilise contre un phénomène qui fragilise son tissu social. Près de 300 000 logements vides ou transformés en résidences secondaires privent les Parisiens d’un accès au logement. Face à cette crise, la mairie déploie des mesures controversées qui divisent les élus.
Un constat alarmant sur la vacance immobilière
Le problème prend une ampleur considérable dans la capitale. 40% des logements privés parisiens appartiennent à des propriétaires possédant au moins cinq biens immobiliers.
Cette concentration immobilière participe à l’éviction des familles. Emmanuel Grégoire, maire socialiste, affirme que les familles sont “chassées” de Paris par la spéculation immobilière, non par une baisse de qualité de vie.
Une taxation renforcée pour libérer les logements vides
L’exécutif parisien prépare un projet de loi qui durcit considérablement les sanctions. La taxe sur les logements vacants passerait à 30% de la valeur locative cadastrale dès la première année d’inoccupation.
Le dispositif se renforce progressivement. Après deux ans de vacance, le taux grimperait à 60%. Cette mesure pourrait entrer en vigueur au plus tôt début 2027.
L’objectif reste clair : inciter les propriétaires à mettre leurs biens sur le marché locatif ou à les vendre.
Une brigade dédiée à la protection du logement
Paris lance un dispositif inédit avec le déploiement d’une équipe spécialisée. Environ 150 personnes composeront cette Brigade de Protection du Logement.
Les missions de la nouvelle brigade
Cette unité interviendra sur plusieurs fronts. Elle traquera les meublés de tourisme illégaux et luttera contre les habitats insalubres et les marchands de sommeil.
Les agents veilleront également à la prévention des expulsions. Ils s’assureront du respect de l’encadrement des loyers dans la capitale.
Les locataires victimes de pratiques abusives pourront compter sur cette brigade. Un portail en ligne permettra aux habitants de signaler leurs difficultés.
Composition et recrutements
La brigade intégrera des personnels déjà en fonction. Des recrutements complémentaires sont programmés pour atteindre l’effectif visé.
Des critiques virulentes contre le dispositif
Les réactions de l’opposition ne se font pas attendre. Grégory Canal, élu DVD, dénonce la création d’une “milice administrative”.
La gauche condamne fermement les propos de Canal. Le débat s’envenime sur les méthodes employées par la municipalité.
Aurélien Véron, représentant LR, pointe une “défiance envers les propriétaires”. Il souligne paradoxalement que des immeubles sociaux restent abandonnés par la ville elle-même.

