Le secteur des néo-banques connaît une nouvelle évolution marquante. Une enseigne britannique vient de modifier en profondeur la rémunération de ses comptes d’épargne, introduits il y a moins de deux ans. Cette restructuration tarifaire redistribue les cartes entre les différents abonnements, créant des gagnants et des perdants selon les montants détenus.
Une offre d’épargne lancée en octobre 2024
L’établissement financier avait lancé ses comptes épargne en octobre 2024, avec une particularité séduisante : le calcul et le versement des intérêts s’effectuent quotidiennement. Cette formule permettait aux clients de voir leur capital fructifier en temps réel.
À l’origine, la rémunération variait selon le niveau d’abonnement souscrit. Les formules Standard, gratuite, et Plus, facturée 3,99 euros par mois, offraient un taux de 1%. Les abonnés Premium payaient 10,99 euros mensuels pour obtenir 1,5%.
Des taux revus à la hausse depuis juin 2026
Depuis le 15 juin 2026, la néo-banque a opéré un changement stratégique majeur. Le taux général grimpe désormais à 2,25%, soit 1,54% net après prélèvement forfaitaire unique, pour la majorité des formules.
Un système de plafonds introduit
Cette hausse apparente cache néanmoins une complexité nouvelle. Des plafonds de rémunération ont été instaurés selon les abonnements. Les clients Standard et Plus bénéficient du taux de 2,25% uniquement jusqu’à 500 euros. Au-delà, la rémunération chute à 0,75%, soit 0,51% net.
Les abonnés Premium voient leur plafond fixé à 1 000 euros au taux maximal. Passé ce seuil, ils obtiennent 1% brut, correspondant à 0,69% net de prélèvements.
Metal et Ultra préservés différemment
La formule Metal, facturée 18,99 euros par mois, maintient le taux de 2,25% sur l’intégralité du solde, sans limitation. L’offre Ultra, à 60 euros mensuels, propose un traitement spécifique : 2,50% nets 1,71% jusqu’à 100 000 euros, puis 2% au-delà.
Qui gagne, qui perd avec cette refonte ?
Cette restructuration profite principalement aux détenteurs de petits montants. Les clients Standard ou Plus avec un solde inférieur à 3 000 euros voient leur rémunération augmenter globalement.
Pour les abonnés Premium, le seuil de rentabilité se situe autour de 2 500 euros. En dessous, le nouveau système s’avère plus avantageux. Au-delà, l’ancienne formule aurait été préférable.
Les épargnants importants pénalisés
Les clients disposant de soldes conséquents subissent un désavantage certain. La structure tarifaire par paliers réduit mécaniquement la rémunération moyenne de leur épargne, sauf s’ils optent pour les formules haut de gamme Metal ou Ultra.
Cette stratégie reflète une tendance du secteur : encourager la souscription d’abonnements premium pour accéder aux meilleures conditions. La variabilité des bénéfices selon le profil d’épargnant complexifie toutefois la comparaison avec les offres concurrentes.

