Le marché immobilier nantais poursuit sa tendance haussière. Les derniers chiffres publiés par SeLoger et MeilleursAgents.com témoignent d’une dynamique qui ne faiblit pas dans la métropole ligérienne. Une situation qui interpelle acheteurs et investisseurs, alors que les prix franchissent de nouveaux seuils.
Une progression notable des tarifs à l’achat
Les maisons enregistrent une hausse de 1,99% entre avril et mai 2026. Le prix au mètre carré passe de 4 072 euros à 4 153 euros. Cette évolution confirme l’attractivité persistante de la ville pour les acquéreurs en quête d’espaces individuels.
Du côté des appartements, la tendance demeure similaire. L’augmentation atteint 2,01%, avec un tarif qui grimpe de 3 387 euros à 3 455 euros le mètre carré. Les logements collectifs suivent donc la même trajectoire que les habitations individuelles.
Le marché locatif affiche une stabilité relative
Pour les appartements en location, les loyers demeurent stables. Le tarif se maintient à 14,70 euros par mètre carré, un niveau constant depuis le mois d’avril. Cette stabilité contraste avec la dynamique observée dans le secteur de l’achat.
Les maisons locatives connaissent quant à elles une légère progression. Avec une augmentation de 0,72%, le loyer mensuel passe de 13,90 euros à 14,00 euros le mètre carré. Cette hausse modérée reflète une tension moins prononcée sur ce segment spécifique.
Nantes dans le classement national des grandes métropoles
L’analyse comparative des 41 plus grandes villes françaises place Nantes dans une fourchette intermédiaire. Les tarifs nantais se situent bien en-deçà des sommets parisiens, où le mètre carré dépasse les 10 000 euros pour les maisons comme pour les appartements.
Les villes les plus chères du territoire
Paris domine largement avec des prix de 10 125 euros pour les maisons et 9 692 euros pour les appartements. Boulogne-Billancourt suit avec respectivement 10 537 euros et 8 262 euros par mètre carré. Montreuil complète le podium avec des tarifs de 5 737 euros et 6 329 euros.
Lyon, Nice et Aix-en-Provence affichent également des valeurs élevées. Ces métropoles oscillent entre 4 500 et 6 000 euros le mètre carré selon le type de bien.
Les marchés les plus accessibles
À l’opposé du spectre, plusieurs villes proposent des opportunités d’achat nettement plus abordables. Mulhouse arrive en tête avec 1 196 euros le mètre carré pour les appartements et 1 929 euros pour les maisons.
Saint-Étienne, Limoges et Roubaix constituent également des alternatives économiques. Ces territoires affichent des prix inférieurs à 2 000 euros le mètre carré pour au moins une catégorie de logements.
Une tendance qui interroge sur l’avenir
Cette progression continue des prix nantais soulève des questions sur l’accessibilité du logement. Les données collectées par SeLoger et MeilleursAgents.com témoignent d’un marché qui reste dynamique malgré les incertitudes économiques.
Les acheteurs potentiels devront composer avec cette réalité tarifaire. La métropole ligérienne confirme son statut de ville attractive, où la demande soutient durablement les valeurs immobilières.

