Emploi 2026 : les embauches s’effondrent, des millions de Français concernés

bureaux-vides'emploi

Le marché de l’emploi français poursuit son ralentissement. Après une année 2025 marquée par un net recul des embauches, les prévisions pour 2026 confirment la tendance baissière, bien qu’à un rythme moins soutenu. Cette dynamique interroge les acteurs économiques sur les stratégies à adopter pour répondre aux besoins croissants des entreprises face à des difficultés de recrutement persistantes.

Une diminution modérée des intentions d’embauche

Les employeurs français prévoient de recruter 2,3 millions de personnes en 2026, soit une baisse de 6,5% comparé à l’année précédente. Ce recul, bien que significatif, reste moins prononcé que la chute de 12,5% enregistrée entre 2024 et 2025.

Le phénomène touche la quasi-totalité des branches d’activité. Cette décélération généralisée reflète un contexte économique qui pousse les entreprises à la prudence dans leur politique de recrutement.

Des secteurs aux trajectoires contrastées

La santé résiste à la tendance générale

Le domaine de la santé se démarque avec 320 000 embauches attendues, affichant une légère progression de 0,8% par rapport à 2025. Ce secteur confirme ainsi son statut de pilier du marché du travail français.

L’industrie et le numérique en difficulté

L’industrie devrait connaître un repli de 2,4% de ses recrutements. Mais c’est le secteur du numérique et des télécommunications qui subit le choc le plus violent, avec une baisse attendue de 25,2%.

Des recrutements compliqués pour près d’une entreprise sur deux

Les petites structures portent l’essentiel de la dynamique d’embauche : deux recrutements sur trois s’effectueront dans les TPE et PME de moins de 50 salariés. Pourtant, 44% des entreprises anticipent des difficultés pour pourvoir leurs postes.

Certains secteurs sont particulièrement concernés. Le BTP arrive en tête avec 65% d’employeurs redoutant des complications, suivi par la santé (54%), le numérique (49,5%) et l’industrie (48%).

Les causes identifiées des tensions

Les entreprises pointent principalement un profil inadéquat des candidats dans 84% des cas. Le faible nombre de candidatures représente un obstacle pour 82% d’entre elles, tandis que 39% évoquent des conditions de travail peu attractives.

France Travail intensifie son action

Face à ces défis, l’organisme public lance une “mobilisation inédite sur 11 filières prioritaires”. Cette initiative cible notamment la santé, le secteur social, les services à la personne, le BTP et l’hôtellerie-restauration.

France Travail intervient désormais sur l’ensemble du parcours de recrutement, proposant des formations avant embauche et des immersions en entreprise. L’organisme a également mis en place un outil permettant de signaler les formations professionnelles douteuses.

Une enquête d’ampleur nationale

Ces données proviennent de l’enquête BMO 2026, conduite entre octobre et décembre 2025. Elle couvre 13 régions métropolitaines et 5 départements d’outre-mer, interrogeant des établissements du secteur privé, agricole et public administratif.

Sur 2 222 045 structures sollicitées, 416 588 réponses ont été collectées, garantissant la représentativité des résultats sur l’ensemble du territoire français.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *