Accéder à une couverture santé reste un parcours du combattant pour de nombreux demandeurs d’emploi. Pourtant, des dispositifs existent pour protéger les plus précaires. Une nouvelle mesure vient renforcer l’accès automatique à la Complémentaire santé solidaire pour certains publics fragilisés.
Une simplification administrative bienvenue
Depuis le 1er juillet, les demandeurs d’emploi arrivés en fin de droits profitent d’une procédure allégée pour accéder à la CSS. Cette mutuelle s’adresse aux personnes disposant de revenus modestes et propose une protection gratuite ou accessible financièrement.
Le dispositif cible particulièrement les allocataires de l’Allocation de solidarité spécifique et du Contrat d’engagement jeune. Ces personnes reçoivent désormais de façon automatique une proposition pour adhérer à la CSS avec participation financière.
Qui peut bénéficier de cet accès privilégié ?
La présomption de droit s’étend également aux bénéficiaires de l’Allocation supplémentaire d’invalidité, du RSA et de l’ASPA. Toutefois, les candidats doivent finaliser leur demande et respecter certains critères d’éligibilité.
En métropole, une personne vivant seule doit percevoir des ressources comprises entre 10 421 euros et 14 068 euros annuels pour prétendre à la CSS payante.
Un barème adapté à chaque tranche d’âge
La CSS avec participation financière applique un tarif modulé selon l’âge des adhérents. Les moins de 30 ans s’acquittent de 8 euros mensuels, tandis que les 30-49 ans versent 14 euros par mois.
La cotisation grimpe à 21 euros pour les 50-59 ans. Les personnes âgées de 60 à 69 ans paient 25 euros, et celles de 70 ans ou plus déboursent 30 euros chaque mois.
Combattre le fléau du non-recours
Cette simplification vise principalement à lutter contre le non-recours à la CSS. Les chiffres de 2021 révèlent un taux de recours de 56% seulement, avec de fortes disparités selon les versions.
Des statistiques inquiétantes
La version gratuite affiche un taux de recours de 69%, tandis que la version participative plafonne à 34%. Un rapport avait souligné la vulnérabilité particulière des demandeurs d’emploi et des actifs précaires face au non-recours.
Ces données témoignent de la nécessité d’accompagner davantage les publics fragilisés dans leurs démarches administratives.
La portabilité de la mutuelle d’entreprise
Un autre mécanisme existe pour les personnes récemment licenciées. Elles peuvent maintenir la mutuelle de leur ancienne entreprise pendant une durée maximale de 12 mois.
Ce dispositif offre un filet de sécurité temporaire pour éviter toute rupture de couverture santé lors d’une transition professionnelle difficile.

