La politique monétaire européenne s’apprête à connaître un nouveau tournant. Les épargnants comme les emprunteurs doivent se préparer à une modification substantielle des conditions bancaires qui s’annonce dans les prochaines heures.
Une décision attendue à 14h15
Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne dévoilera sa décision ce jeudi en début d’après-midi. Les observateurs anticipent une augmentation de 25 points de base du taux de la facilité de dépôt.
Ce relèvement ferait passer le taux directeur de 2,25% à 2,50%. La mesure vise à freiner une inflation qui atteint désormais 3,3% sur le territoire de la zone euro, relevée au mois d’août.
Les livrets d’épargne en première ligne
Des rendements en hausse progressive
Les détenteurs de comptes sur livret et de comptes à terme devraient constater une amélioration de la rémunération de leur épargne. L’€STR, indice de référence influencé par le taux directeur, progresserait de 2,20% à environ 2,45%.
Les néobanques comme Revolut et N26 ajusteront probablement leurs offres de comptes rémunérés à la hausse. Les établissements traditionnels pourraient également revoir leurs grilles tarifaires pour attirer davantage de dépôts.
Le Livret A reste à l’écart pour le moment
Les produits d’épargne réglementée comme le Livret A, le LDDS ou le LEP suivent une logique différente. Leur taux combine l’évolution de l’€STR et celle de l’inflation.
Une éventuelle augmentation du taux du Livret A à 2,40% nets pourrait intervenir, mais pas avant février 2027. Les comptes existants à taux fixe ne subiront aucune modification.
Les comptes à terme en pleine évolution
Les nouveaux souscripteurs de comptes à terme bénéficieront de conditions plus attractives. Le taux moyen observé sur le marché est remonté de 2,41% à 2,49% après la précédente hausse intervenue en juin.
Cette dynamique devrait se poursuivre avec la nouvelle décision de la BCE. Seuls les nouveaux contrats seront concernés par ces ajustements tarifaires.
Des conséquences pour les emprunteurs
Le resserrement monétaire affectera également le marché du crédit. Les banques proposeront des taux plus élevés aux particuliers qui souhaitent contracter un prêt.
Cette politique restrictive s’inscrit dans la stratégie de la BCE pour ralentir l’économie et contenir les pressions inflationnistes. Les ménages devront intégrer cette nouvelle donne dans leurs projets de financement.

