La course à l’Élysée se dessine déjà dans les enquêtes d’opinion. Deux figures majeures du camp présidentiel se retrouvent au coude-à-coude, mais derrière les leaders du Rassemblement national. Une bataille interne qui s’intensifie à mesure que les mois passent et que les stratégies de communication se précisent.
Un match serré entre les deux poids lourds de la majorité
L’institut Elabe, dans son étude réalisée pour Les Echos, place Gabriel Attal et Édouard Philippe au même niveau avec une image positive de 30%. Les deux hommes politiques occupent conjointement la troisième position dans le palmarès des personnalités françaises.
Devant eux, Jordan Bardella domine avec 36%, tandis que Marine Le Pen le suit de près avec 34%. Un écart qui témoigne de la percée persistante du Rassemblement national dans l’opinion publique.
Des trajectoires qui divergent légèrement
L’ancien maire du Havre subit un recul de 4 points dans sa cote globale. Plus préoccupant encore pour son camp, sa popularité chute de 8 points auprès des électeurs qui ont soutenu Emmanuel Macron lors de la dernière présidentielle, passant à 66%.
Le plus jeune des deux prétendants enregistre également une érosion, mais moins marquée. Gabriel Attal perd 2 points tant dans l’opinion générale qu’auprès de l’électorat macroniste, où il conserve 65% d’image positive.
L’entourage d’Édouard Philippe minimise les chiffres
Les proches de l’ancien Premier ministre relativisent cette baisse. Selon eux, la présidentielle ne constitue pas encore une priorité dans l’esprit des Français. Ils annoncent la présentation d’un programme complet dès la rentrée.
Une offensive estivale pour Gabriel Attal
Le président de Renaissance ne compte pas ralentir le rythme pendant l’été. Il renonce à ses congés pour multiplier les déplacements sur l’ensemble du territoire national.
En Bretagne, il défend activement son projet baptisé “choc des salaires”. D’autres propositions doivent être révélées en août, notamment sur la modernisation des institutions françaises.
Un pacte électoral scellé entre rivaux
Les deux candidats potentiels ont convenu d’un accord pragmatique. Celui qui se trouvera en position défavorable dans les sondages devra se retirer en février 2027, évitant ainsi de diviser leur camp lors du scrutin.
Les projections de l’institut OpinionWay
L’enquête PrésiTrack révèle des rapports de force instructifs. En cas de candidature simultanée, Édouard Philippe récolterait 18% des intentions de vote au premier tour, contre seulement 7% pour Gabriel Attal.
Dans un scénario où chacun serait seul candidat de la majorité, le maire du Havre obtiendrait 22% tandis que l’ancien locataire de Matignon atteindrait 16%.
Un contentieux judiciaire autour de la marque Renaissance
Le parti de Gabriel Attal fait face à un revers juridique. Le tribunal judiciaire de Paris a rejeté sa requête contre Marine Le Pen concernant l’utilisation du terme “renaissance”.
Renaissance avait accusé le Rassemblement national de “parasitisme” et de “contrefaçon de marque”. Le parti a décidé de faire appel de cette décision qui lui est défavorable.

