Agirc-Arrco : le choc pour 14 millions de retraités concernant la revalorisation des pensions

agirc arrco panneau

Coup de froid pour les 14 millions de retraités du privé. La revalorisation des pensions Agirc-Arrco prévue le 1er novembre 2025 n’aura finalement pas lieu. En cause : un désaccord persistant entre les syndicats et le patronat, qui n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente lors du conseil d’administration du vendredi 17 octobre.

Une réunion sous tension, sans issue

Chaque année, le régime complémentaire Agirc-Arrco ajuste le montant des pensions selon l’inflation constatée en septembre. Celle-ci s’élevait cette année à 1 %, selon les données de l’Insee. Une hausse équivalente aurait donc pu être appliquée, comme les années précédentes : +5,2 % en 2022, +4,9 % en 2023 et +1,6 % en 2024.

Mais la réunion de ce 17 octobre s’est soldée par un échec. Dans un communiqué, l’organisme a confirmé : « Faute d’accord entre les représentants des organisations patronales et syndicales, les retraites complémentaires Agirc-Arrco ne seront pas revalorisées au 1er novembre 2025. »

Une hausse théorique de 1 %… jamais appliquée

Traditionnellement, le taux d’inflation sert de référence, mais il est souvent ajusté à la baisse par un “facteur de soutenabilité” destiné à préserver les réserves du régime. Ce mécanisme, jugé nécessaire par le patronat, a été au cœur des tensions.

Les syndicats, eux, réclamaient une revalorisation totale de 1 %, afin d’offrir un « coup de pouce » aux retraités, d’autant plus que le gel des pensions de base est prévu dans le budget 2026.

De leur côté, les organisations patronales se sont montrées prudentes, estimant qu’une hausse trop généreuse pourrait fragiliser les finances du régime, notamment après la suspension de la réforme des retraites décidée par le gouvernement cette semaine.

Deux votes… et un blocage complet

Malgré deux votes successifs, aucun compromis n’a été trouvé. Le patronat ne souhaitait pas dépasser une hausse de 0,2 %, tandis que les syndicats campaient sur la barre symbolique de 1 %. Résultat : aucune revalorisation ne sera appliquée cette année.

Une décision qui passe mal auprès des retraités du privé, déjà confrontés à la hausse du coût de la vie et à un gel des pensions de base. Beaucoup y voient un “double coup dur”, d’autant que le régime Agirc-Arrco affiche pourtant une trésorerie excédentaire.

Une frustration croissante chez les retraités

Cette impasse laisse un goût amer. Pour beaucoup, l’absence de hausse en 2025 symbolise le retour des tensions sociales autour du pouvoir d’achat des seniors. Les discussions devraient reprendre d’ici quelques mois, mais aucune nouvelle date n’a encore été fixée pour rouvrir les négociations.

Les retraités devront donc patienter avant d’espérer un rattrapage ou une revalorisation ultérieure, dans un contexte budgétaire particulièrement incertain.

14 thoughts on “Agirc-Arrco : le choc pour 14 millions de retraités concernant la revalorisation des pensions

    1. C’est une honte, la retraite est un droit acquis par le travail et non une allocation qu’on donne sans contrepartie comme il en existe tant

    2. et bien tant mieux , cela vous fout la trouille ! mais comme Saint Thomas je crois ce que je vois et j’espère voir , que cela vous déplaise où non !

  1. Scandaleux ! On m’a prélevé 10 % de ma retraite pendant trois ans pour combler le déficit de l’agirc arco et maintenant qu’ils ont comblé ce déficit avec un large bénéfice, ils ne sont pas capables de nous augmenter notre pension de 1 %, c’est vraiment écœurant ! tout ceci contribuera à voir le RN arrivé au pouvoir!

  2. Ah mince, je vais louper les 40 centimes d’augmentation que m’auraient valu cette revalorisation !
    De toute façon ces gens (politiques, Medef et cie) pensent que les retraités sont des privilégiés (entendu
    à la radio il y a qq mois) donc on ne s’étonne plus de rien…

  3. ” In Macrono Veritas ” !
    Dire qu’il y a des gens qui on voté..et revoté pour lui….Pauvre France !
    Au final on n’a que ce que l’on mérite.
    La plupart de ceux qui ”miaulent” l’ont bien cherché.
    Belle et Bonne Journée à tous !

    Dan

    1. çà c’est vrai mais eux ils n’ont pas regardés à ” piquer ” 700 au Sénat et 300 à l’Assemblée l’an dernier , ce n’est pas rien et ils chipotent et perdent du temps pour nos 0 , 2 % ! ce sont des improductifs intermittents , ils ont fait des études ok et on les place tous les quatre matins dans des postes ronflants dont ils ne connaissent rien ! pauvre France !

  4. Les cotisations retraite complémentaire ne sont que leurres.
    C’est avec beaucoup d’amertume que je constate que les travailleurs indépendants sont plus souvent sous payés par rapport aux heures fournies pendant que les cols blancs (politiques, syndicats) qui les représentent se “graissent” au passage de leurs cotisations, rien n’est gratuit bien entendu, les déplacements en 1ère classe pour se réunir dans des locaux luxueux, les repas 3 ou 4 étoiles et j’en passe et des meilleures. Ne perdons pas de vue que notre retraite est un droit, il ne faut pas confondre avec le RSA, les ASSEDICS etc. octroyés d’office aux non travailleurs qui n’ont jamais cotisé. Pauvre France!

  5. Selon la coutume bien établie dans notre pays “LA RAISON DU PLUS FORT EST TOUJOURS LA MEILLEURE !” et puis, qui sont les véritables décideurs ? Nous le savons, ce sont ceux qui détiennent la décision finale et souhaitent conserver leurs avantages personnels et surtout leur capital !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *