Un changement fiscal majeur se profile à l’horizon. Dès l’été 2025, plusieurs postes de dépense du quotidien vont être touchés par une hausse importante de la TVA, affectant des millions de ménages. Cette évolution, inscrite dans le cadre des nouvelles orientations budgétaires, pourrait alourdir considérablement les factures.
Une taxe discrète… mais omniprésente
La TVA – pour Taxe sur la Valeur Ajoutée – est incluse dans presque toutes les transactions du quotidien. Que l’on achète un produit alimentaire, règle un abonnement téléphonique ou une note au restaurant, la taxe est automatiquement appliquée. Elle n’épargne personne : jeunes ou retraités, salariés ou inactifs, tout le monde la paie, souvent sans même s’en rendre compte.
L’abonnement électrique dans le viseur
Parmi les postes ciblés, l’abonnement à l’électricité fait l’objet d’un changement radical. Jusqu’à présent, ce service bénéficiait d’un taux réduit de 5,5 %, destiné à soutenir les ménages face à la hausse des prix de l’énergie. Cette exception prendra fin le 1er août 2025, avec l’application du taux normal de 20 %.
Cette mesure aura des conséquences immédiates :
➡️ Un abonnement mensuel de 12 €, actuellement facturé 12,66 € TTC, passera à 14,40 € TTC.
➡️ Cela représente une hausse de 20,88 € par an pour les foyers concernés.
Travaux de chauffage : les règles changent aussi
Autre secteur impacté : les travaux d’installation de chaudières utilisant des énergies fossiles. En lien avec une directive européenne, la France a supprimé les incitations fiscales pour ces équipements depuis le 1er mars 2025. Résultat : le taux de TVA passe également de 5,5 % à 20 %.
Conséquence directe sur le budget des ménages :
➡️ Une facture de 5 000 €, auparavant majorée de 275 €, atteint désormais 5 670 € TTC, soit une hausse de près de 400 €.
Des exceptions pour les équipements plus verts
Bonne nouvelle pour ceux qui investissent dans les énergies renouvelables : les chaudières fonctionnant à la géothermie, au bois, au solaire ou à l’aérothermie continuent de bénéficier du taux réduit de 5,5 %. Toutefois, ces équipements doivent respecter les critères de performance énergétique définis par l’arrêté du 4 décembre 2024. En cas de non-conformité, un taux intermédiaire de 10 % sera appliqué.
Une mesure critiquée mais assumée
En augmentant ces taux, l’État cherche à harmoniser la fiscalité tout en réorientant les comportements de consommation. Mais pour de nombreux foyers, cette révision fiscale risque surtout de se traduire par des dépenses supplémentaires.