Les usagers des TGV devront composer avec de nouvelles contraintes dès décembre 2026. La SNCF resserre drastiquement les conditions de transport des vélos et des engins de mobilité électrique, invoquant des impératifs de sécurité et de fluidité. Une décision qui provoque déjà des réactions vives parmi les défenseurs des transports doux.
Des restrictions qui visent plusieurs catégories d’engins
La compagnie ferroviaire nationale établit une liste précise des équipements refusés à bord de ses rames à grande vitesse. Les fatbikes, ces vélos aux pneus surdimensionnés, ne pourront plus embarquer dans les TGV à partir du 13 décembre 2026.
Les vélos à plus de deux roues rejoignent également la liste noire, tout comme les gyropodes et les hoverboards. Pour les vélos traditionnels, une limite stricte s’impose : 185 centimètres de longueur maximum et des pneus ne dépassant pas 6 centimètres de largeur.
Les trottinettes sous surveillance
Les trottinettes électriques restent autorisées, mais sous conditions draconiennes. Elles doivent impérativement être pliables et respecter un gabarit précis de 90 x 130 x 50 centimètres. Les modèles équipés d’une assise, ceux comportant plus de deux roues ou dotés de pneus larges se voient refuser l’accès.
Une fois à bord, impossible de recharger les batteries de ces engins. L’opération reste strictement interdite durant tout le trajet.
Des sanctions financières dissuasives
Les contrevenants s’exposent à des amendes comprises entre 50 et 150 euros. Cette pénalité s’applique pour chaque bagage non conforme ou excédentaire transporté dans le train.
La SNCF entend manifestement faire respecter ces nouvelles dispositions avec fermeté, multipliant les contrôles et les sanctions.
La SNCF justifie ses choix par l’organisation
L’entreprise publique met en avant plusieurs arguments pour légitimer ce durcissement. Elle évoque principalement l’encombrement croissant causé par certains équipements dans les espaces dédiés aux bagages.
La ponctualité des trains constitue un autre motif invoqué. Selon la compagnie, la gestion de ces engins volumineux ralentit les opérations d’embarquement et de débarquement, perturbant les horaires.
Une polémique déjà lancée
Les promoteurs de la mobilité douce n’ont pas tardé à réagir sur les réseaux professionnels comme LinkedIn. Ils dénoncent des mesures qui freineraient l’intermodalité entre le train et le vélo, pourtant encouragée par les politiques publiques.
Les détails complets des nouvelles règles et des dimensions autorisées figurent désormais sur la page dédiée au vélo du site internet de la SNCF. Les voyageurs ont près de deux ans pour adapter leurs habitudes et leurs équipements.

