Les propriétaires français vont connaître des variations importantes de leur fiscalité locale cette année. Alors que la plupart des municipalités ont choisi de maintenir leurs taux inchangés dans un contexte électoral sensible, certaines collectivités ont opté pour des augmentations spectaculaires qui vont peser lourdement sur le budget des ménages.
Des hausses vertigineuses dans certaines communes
La palme de l’augmentation revient à Mamoudzou à Mayotte, qui enregistre une hausse extraordinaire de 95% de son taux de taxe foncière. Un bond sans précédent qui va considérablement alourdir la facture des contribuables locaux.
En métropole, Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis figure en tête des augmentations avec une progression de 29,9%. La ville de Montrouge dans les Hauts-de-Seine suit avec une hausse de 25%.
D’autres communes appliquent également des augmentations significatives : Fréjus dans le Var avec 22,4%, Ajaccio en Corse-du-Sud avec 19%, et Clamart dans les Hauts-de-Seine avec 16,9%.
Une série de villes concernées par la hausse
La liste des municipalités ayant relevé leurs taux s’étend à plusieurs territoires. Drancy en Seine-Saint-Denis augmente de 14,1%, tandis que Bastia en Haute-Corse et Baie-Mahault en Guadeloupe appliquent une hausse identique de 13,7%.
Les Abymes en Guadeloupe enregistre une progression de 9,3%. Même Courbevoie dans les Hauts-de-Seine, réputée pour sa modération fiscale, a légèrement rehaussé son taux de 2,5%.
Nice prend le contre-pied avec une baisse historique
À contre-courant de cette tendance, Nice se distingue par une réduction de 13,2% de son taux de taxe foncière. Cette décision concrétise une promesse de campagne d’Éric Ciotti.
Cette baisse contraste fortement avec la hausse de 19% appliquée en 2024 par l’ancienne municipalité. Un revirement fiscal qui devrait soulager les propriétaires niçois.
Une revalorisation automatique des bases fiscales
Indépendamment des décisions municipales, les propriétaires doivent composer avec la revalorisation automatique des bases fiscales. La valeur locative cadastrale, qui sert de référence pour calculer la taxe foncière, progresse de 0,8% en 2026.
Cette augmentation suit l’évolution de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Même dans les communes qui maintiennent leurs taux, les contribuables paieront donc mécaniquement davantage.
Un contexte électoral qui freine les hausses
La majorité des grandes communes françaises ont choisi la stabilité fiscale cette année. Cette prudence s’explique largement par le contexte des élections municipales prévues en mars 2026.
Les engagements politiques concernant la fiscalité locale pèsent lourd dans les stratégies des équipes municipales. Augmenter les impôts à quelques semaines du scrutin représente un risque électoral que peu d’élus sont prêts à prendre.

