Les seuils de revenu fiscal de référence permettant d’accéder à des allègements sur la taxe foncière font l’objet d’une actualisation annuelle. Cette année encore, les barèmes ont été revalorisés pour tenir compte de l’évolution économique et maintenir l’accès aux dispositifs d’aide pour les propriétaires aux ressources limitées.
Des seuils revus à la hausse pour 2026
Le Bulletin officiel des finances publiques a publié le 30 juin 2026 les nouveaux montants applicables. Pour une personne seule résidant en métropole, le plafond de revenu fiscal de référence s’établit désormais à 12 793 euros, contre 12 679 euros précédemment.
Chaque demi-part supplémentaire ajoute 3 416 euros à ce montant de base. Cette indexation permet de maintenir le pouvoir d’achat des foyers modestes face à l’augmentation du coût de la vie.
Qui peut profiter de ces dispositifs d’allègement ?
Les conditions d’âge et de ressources
Les propriétaires âgés de 75 ans ou plus peuvent prétendre à une exonération totale s’ils respectent les critères légaux. Le plafond de maintien de certaines exonérations se fixe à 16 209 euros, majoré de 3 416 euros par demi-part supplémentaire.
Les personnes ayant entre 65 et 75 ans bénéficient d’un dégrèvement forfaitaire de 100 euros, à condition que leurs revenus ne franchissent pas les seuils établis.
Les bénéficiaires de prestations sociales
Les propriétaires percevant l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) ou l’allocation aux adultes handicapés (AAH) entrent également dans le champ d’application de ces mesures.
Un plafonnement selon les revenus du foyer
Le système prévoit un mécanisme de plafonnement progressif basé sur la composition du foyer. Pour une part fiscale, le revenu de référence est fixé à 30 083 euros, en hausse par rapport aux 29 815 euros de l’année précédente.
La première demi-part supplémentaire génère une majoration de 7 029 euros. Les demi-parts suivantes ajoutent chacune 5 533 euros au plafond applicable.
Quels avantages concrets pour les propriétaires ?
Les foyers modestes peuvent voir leur taxe foncière plafonnée si celle-ci dépasse 50% de leurs revenus, sous réserve de remplir l’ensemble des conditions requises. Cette protection évite que l’imposition immobilière ne devienne confiscatoire pour les budgets fragiles.
Cette actualisation des barèmes profite particulièrement aux ménages dont les ressources se situaient juste au-dessus des anciens seuils. Ils peuvent désormais accéder à un allègement fiscal en 2026, ce qui représente une économie potentiellement significative sur leur budget annuel.

