Le gouvernement resserre les conditions d’accès à l’assurance chômage pour les salariés quittant leur emploi par rupture conventionnelle. Cette mesure vise à alléger les dépenses de l’État dans un contexte budgétaire tendu. Les travailleurs de moins de 57 ans verront leur période d’indemnisation diminuer sensiblement.
Une réforme pour économiser jusqu’à 800 millions d’euros
L’exécutif a décidé de modifier le système d’indemnisation chômage suite à une rupture conventionnelle. L’objectif affiché reste clairement financier : réaliser entre 600 et 800 millions d’euros d’économies annuelles sur les comptes de l’assurance chômage.
Cette révision s’inscrit dans le prolongement d’une loi adoptée le 25 février dernier. Les nouvelles dispositions entreront en application à compter du 1er septembre 2026.
Trois mois en moins pour les actifs de moins de 55 ans
Les salariés âgés de moins de 55 ans constituent la catégorie la plus impactée par cette refonte. Leur durée d’indemnisation passera de 18 mois à 15 mois, soit une réduction de trois mois.
Cette diminution représente une baisse de près de 17% de la période durant laquelle ils pourront percevoir leurs allocations. Un changement majeur pour les personnes en transition professionnelle.
Les seniors également concernés par la baisse
Réduction pour les 55-56 ans
Les salariés âgés de 55 à 56 ans ne sont pas épargnés par la mesure. Leur période d’indemnisation diminuera également de deux mois, passant de 22,5 mois à 20,5 mois.
Maintien du dispositif pour les plus de 57 ans
Seuls les travailleurs de 57 ans et plus conservent leurs droits actuels. Leur durée d’indemnisation reste fixée à 27 mois, sans modification.
Cette exception témoigne d’une volonté de protéger les seniors les plus proches de la retraite, qui rencontrent généralement plus de difficultés à retrouver un emploi.
Une application à partir de septembre 2026
Le nouveau dispositif s’appliquera uniquement aux contrats rompus à partir du 1er septembre 2026. Les ruptures conventionnelles signées avant cette date resteront soumises aux anciennes règles.
Les salariés envisageant une rupture conventionnelle disposent donc d’un délai pour anticiper ces changements et adapter leur stratégie de sortie d’entreprise en conséquence.

