En 2025, la question du pouvoir d’achat des retraités reste brûlante. Alors que les prix continuent d’augmenter, une étude révèle le fossé entre les pensions perçues et le budget jugé nécessaire pour vivre correctement. Le constat est sans appel : la majorité des retraités peinent à joindre les deux bouts.
Un déficit mensuel bien réel
Près de deux retraités sur trois estiment que leurs revenus ne suffisent plus à couvrir les dépenses courantes. La pension, censée compenser le salaire perdu, ne remplit plus son rôle. Résultat : il manque en moyenne 531 euros par mois pour atteindre un niveau de vie jugé « décent ».
- 438 € pour une personne seule,
- 597 € pour un couple.
Toutefois, 22 % des retraités déclarent que leurs ressources sont suffisantes, preuve que la situation diffère selon les parcours professionnels et le patrimoine détenu.
Le logement, facteur déterminant
L’étude souligne l’importance capitale du statut de propriétaire. Environ 75 % des retraités possèdent leur résidence principale, ce qui allège fortement leurs charges face à l’inflation. À l’inverse, ceux qui doivent louer consacrent en moyenne 609 € par mois à leur logement, un montant qui fragilise durablement leur budget.
Entre épargne et solidarité familiale
Malgré ces contraintes, plus d’un retraité sur deux parvient encore à mettre de côté, avec une épargne mensuelle moyenne de 231 €. Fait marquant : 16 % d’entre eux continuent même d’aider leurs enfants ou petits-enfants, en contribuant aux dépenses familiales à hauteur de 195 à 291 € par mois.
Un paradoxe relevé par Benjamin Zimmer, dirigeant de Silver
Alliance :
« C’est assez paradoxal que des retraités versent une partie de
leur pension à leurs enfants ou petits-enfants qui n’arrivent pas à
finir leurs fins de mois alors qu’ils financent d’ailleurs le
système de retraite dans le cadre du régime par répartition
».
Une inquiétude croissante pour l’avenir
Près de six retraités sur dix anticipent une dégradation de leur situation financière dans les années à venir. Si certains arrivent encore à maintenir un équilibre fragile, l’écart entre les pensions et le coût de la vie interroge sur la capacité du système actuel à garantir une retraite réellement digne.

