Pensions complémentaires : hausse de 1,4% pour 14 millions de retraités dès novembre

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Alors que l’inflation continue de peser sur le pouvoir d’achat des seniors, une nouvelle donne s’annonce pour les millions de retraités français. Les négociations entre partenaires sociaux viennent d’aboutir à un compromis qui modifiera le montant des versements mensuels de la complémentaire retraite. Cette décision intervient dans un contexte où le gouvernement peine encore à trancher sur la revalorisation des pensions de base.

Un compromis trouvé entre patronat et syndicats

Les organisations syndicales et le patronat se sont accordés sur une hausse de 1,4% des pensions complémentaires. Cette augmentation prendra effet à compter du 1er novembre prochain et bénéficiera à plus de 14 millions de retraités.

Le taux retenu représente un point d’équilibre entre les positions initiales des différentes parties. Les syndicats réclamaient initialement une revalorisation de 1,9%, tandis que certains représentants patronaux proposaient 1,2%.

Cette augmentation reste toutefois inférieure à l’inflation prévue, qui devrait atteindre 2,1% en 2026.

Qui sera concerné par cette revalorisation ?

Les bénéficiaires directs

La hausse s’appliquera aux pensions complémentaires de droit direct, versées aux personnes ayant cotisé durant leur carrière professionnelle. Les retraités percevront le montant revalorisé dès le 2 novembre 2026.

Les pensions de réversion également concernées

L’Agirc-Arrco verse également des pensions de réversion au profit du conjoint survivant ou de l’ex-conjoint divorcé d’un cotisant décédé. Ces allocations bénéficieront aussi de la revalorisation de 1,4%.

Pour prétendre à cette pension de réversion, plusieurs conditions doivent être remplies : avoir atteint l’âge minimum de 55 ans et ne pas être remarié, sauf dans certains cas exceptionnels.

Contrairement à d’autres dispositifs sociaux, aucun critère de ressources n’est exigé pour bénéficier de cette prestation. Elle peut d’ailleurs se cumuler librement avec la pension de retraite personnelle, sans application de plafond.

La retraite de base toujours en suspens

Pas de décision pour janvier 2027

Si la question des complémentaires trouve une réponse, celle des retraites de base demeure floue. Le montant de leur revalorisation au 1er janvier 2027 n’a pas encore été déterminé.

Le gouvernement défend une proposition controversée : ne revaloriser qu’un tiers des pensions, celles inférieures à 1 260 euros, en suivant réellement l’inflation.

Un blocage à l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale a rejeté en commission le projet de désindexation sur l’inflation pour deux tiers des pensions. Ce refus traduit les réticences des députés face à une mesure jugée pénalisante pour les retraités.

Les débats parlementaires se poursuivront sur la base du texte initial, laissant planer l’incertitude sur l’avenir des revalorisations.

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