Le mouvement syndical français confirme sa mue. Réunie en congrès à Bordeaux, la première organisation syndicale du pays vient de reconduire sa dirigeante pour un nouveau cycle de quatre années. Une élection qui s’inscrit dans un contexte de féminisation croissante des instances dirigeantes syndicales et de tensions politiques exacerbées.
Un second mandat pour poursuivre l’action
Marylise Léon, qui occupe le poste de secrétaire générale de la CFDT depuis 2023, a obtenu un nouveau mandat lors du 51e congrès de l’organisation. Les délégués ont renouvelé leur confiance à la dirigeante le 25 juin dernier.
Cette reconduction lui permet de continuer à piloter la stratégie du syndicat pour les quatre prochaines années. Un mandat qui s’annonce déterminant dans un climat social et politique particulièrement tendu.
Une équipe dirigeante renouvelée
L’instance dirigeante connaît quelques changements notables. Yvan Ricordeau conserve son rôle de secrétaire général adjoint, assurant ainsi une continuité dans l’équipe de direction.
Laurent Soulier prend les rênes de la trésorerie confédérale. Il succède à Jocelyne Cabanal dans cette fonction stratégique. Par ailleurs, les délégués ont élu les 41 membres du bureau national qui accompagneront la direction.
Une feuille de route pour l’avenir
Plus de 1 600 délégués doivent se prononcer vendredi sur une résolution revendicative cruciale. Ce texte constituera la ligne directrice de l’action syndicale jusqu’en 2029.
Les orientations adoptées détermineront les priorités et les combats que mènera la confédération dans les années à venir.
Position ferme face à l’extrême droite
La secrétaire générale adopte une ligne claire vis-à-vis du Rassemblement national. Elle refuse catégoriquement de rencontrer les élus de ce parti, marquant ainsi une opposition frontale.
Marylise Léon dénonce également “la volonté d’une partie de la classe politique de taper sur les syndicats”. Cette critique vise les attaques récurrentes dont font l’objet les organisations syndicales dans le débat public.
Le syndicalisme se féminise
Un changement historique se dessine dans le paysage syndical français. Trois des cinq syndicats représentatifs au niveau national sont désormais dirigés par des femmes.
Marylise Léon à la CFDT, Sophie Binet à la CGT et Christelle Thieffinne à la CFE-CGC incarnent cette transformation profonde des structures syndicales. Une évolution qui reflète les mutations sociétales et les aspirations à davantage de parité.

