Les épargnants français pourraient bien avoir une bonne nouvelle dès le début de l’année prochaine. Après une première revalorisation en août dernier, le placement préféré des Français s’apprête à connaître une nouvelle évolution favorable, tandis que d’autres changements touchent également les ménages sur le front de l’électricité et du logement.
Une rémunération du Livret A qui pourrait atteindre des sommets
Le 1er août dernier, le taux du Livret A est passé de 1,5% à 1,7%. Mais cette hausse ne serait qu’une étape avant une nouvelle revalorisation prévue pour le 1er février 2027.
Les prévisions tablent sur une inflation de 2,4% au second semestre 2026. À cela s’ajoute la possibilité d’une augmentation des taux directeurs de la Banque centrale européenne, qui pourrait influencer positivement la rémunération de l’épargne réglementée.
Des perspectives attractives pour 2027
Si les tendances se confirment, le rendement du Livret A pourrait grimper entre 2,3% et 2,4% dès le début de l’année 2027. Son cousin, le Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, franchirait même la barre des 3%, avec un taux potentiel oscillant entre 2,9% et 3%.
Les décisions définitives seront prises en janvier par le ministère de l’Économie et des Finances, situé à Bercy, qui valide chaque semestre les ajustements des taux d’épargne réglementée.
L’électricité plus chère depuis le 1er août
Parallèlement à cette bonne nouvelle pour les épargnants, les factures d’électricité ont subi une augmentation. Les tarifs réglementés ont grimpé de 2,5% depuis le début du mois d’août.
Cette hausse concerne 19,4 millions de clients résidentiels qui ont souscrit à ces tarifs proposés par les fournisseurs historiques. L’augmentation s’explique principalement par les coûts croissants liés au réseau électrique et au mécanisme de capacité.
Quel impact sur votre budget ?
Pour un foyer moyen qui consomme 4,5 MWh par an, cette hausse représente environ 26 euros supplémentaires sur la facture annuelle. Une somme qui peut sembler modeste mais qui s’ajoute aux nombreuses dépenses incompressibles des ménages.
Une nouveauté accompagne cette augmentation : les détenteurs de compteurs de 3 kVA peuvent désormais opter pour une formule heures pleines/heures creuses, offrant potentiellement des économies pour ceux qui adaptent leur consommation.
La loi de 1948 protège toujours certains locataires
Un dispositif méconnu mais toujours en vigueur continue de protéger des milliers de locataires avec des loyers particulièrement bas. Les plafonds de cette loi ont connu une hausse minimale de 0,78%.
Ce régime spécifique s’applique aux appartements construits avant le 1er septembre 1948 et occupés par des locataires installés avant le 23 décembre 1986. Ces critères stricts expliquent la diminution progressive du nombre de logements concernés.
Des loyers dérisoires dans les grandes villes
À Paris, un appartement de 100 m² classé en catégorie II C ne peut dépasser un loyer mensuel de 428 euros. Un tarif qui contraste fortement avec les prix du marché actuel dans la capitale.
Néanmoins, ce régime est voué à disparaître progressivement. Le nombre de logements concernés diminue année après année, au gré des départs des locataires historiques et de la rénovation du parc immobilier ancien.

