Après plusieurs mois de baisse continue, les détenteurs d’un Livret A vont pouvoir souffler. Le produit d’épargne préféré des Français s’apprête à connaître un rebond bienvenu de sa rémunération. Cette évolution intervient dans un contexte marqué par la reprise de l’inflation et les tensions géopolitiques qui impactent le coût de l’énergie.
Une augmentation confirmée pour la mi-juillet
Le ministère de l’Économie devrait officialiser une hausse du taux à 1,8 % le 15 juillet 2026. Cette annonce avait été confirmée fin juin par Roland Lescure, le ministre de l’Économie. L’augmentation marque une inflexion après la descente progressive enregistrée ces derniers mois.
Ce niveau reste toutefois bien inférieur aux 3 % atteints en 2023. Les épargnants avaient vu leur rémunération fondre à 1,7 % en août 2025, avant une nouvelle réduction à 1,5 % en février 2026.
Quel gain espérer avec cette revalorisation ?
Les calculs théoriques permettent d’évaluer concrètement l’impact de cette hausse. Un capital de 10 000 euros placé sur un Livret A rapporterait environ 180 euros par an avec un taux de 1,8 %.
Pour un Livret A rempli au plafond, soit 22 950 euros, le gain annuel grimperait à environ 413 euros. Les intérêts sont calculés par quinzaine et bénéficient d’une exonération totale d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
L’inflation comme moteur de la hausse
La reprise inflationniste du printemps explique en grande partie cette évolution. L’inflation a atteint 2,4 % en mai, alimentée par les tensions persistantes au Moyen-Orient et la hausse des prix de l’énergie.
La formule de calcul du taux du Livret A intègre directement l’inflation hors tabac ainsi qu’un taux monétaire de la zone euro. Les autorités doivent maintenir un équilibre délicat entre un rendement attractif pour les épargnants et un coût supportable pour les banques et les organismes de logement social.
Comment se positionne le Livret A face à la concurrence ?
L’assurance vie conserve ses atouts
L’assurance vie affiche des encours impressionnants de 2 162 milliards d’euros fin mai 2026. Sur un an, cette enveloppe a progressé de 117 milliards d’euros.
Son rendement brut moyen dépasse celui du Livret A, mais ce produit reste soumis à la fiscalité. Le choix entre ces deux supports dépend donc de la situation fiscale et des objectifs de chaque épargnant.
Le LDDS suit la même trajectoire
Le Livret de Développement Durable et Solidaire évolue en parallèle du Livret A. Sa rémunération connaît les mêmes variations, offrant une alternative complémentaire aux épargnants.
Les ménages modestes bénéficient d’un traitement spécifique
Le livret réglementé destiné aux foyers aux revenus modestes affiche actuellement une rémunération de 2,5 %. Les estimations évoquent soit un maintien à ce niveau, soit une possible hausse à 2,8 %.
Ce dispositif permet aux ménages les plus fragiles de mieux protéger leur épargne contre l’érosion monétaire.

