Des millions de comptes inactifs sommeillent dans les coffres des banques et des assureurs français. Une manne financière colossale que l’État a décidé de taxer davantage. La loi de finances pour 2027 instaure un prélèvement inédit qui pourrait affecter des milliers d’épargnants distraits ou leurs héritiers.
Une ponction de 1,4 milliard d’euros programmée
Le budget 2027 prévoit un dispositif fiscal inédit. L’État va prélever 17% sur les avoirs considérés comme en déshérence, c’est-à-dire les comptes bancaires et assurances vie restés sans mouvement pendant une décennie.
Ces sommes sont transférées par les établissements financiers vers la Caisse des dépôts. Le montant total concerné atteint 8 milliards d’euros. Grâce à ce nouveau prélèvement, les pouvoirs publics espèrent récupérer 1,4 milliard d’euros.
Plus de 13 millions de comptes oubliés
Les chiffres révèlent l’ampleur du phénomène. Depuis 2017, seulement 200 000 demandes de restitution ont été enregistrées alors que plus de 13 millions de comptes dorment dans le système.
En 2025, l’État a déjà encaissé 89 millions d’euros provenant d’avoirs non réclamés. Avec la nouvelle taxation, ce montant va doubler dans les années à venir.
Comment récupérer son argent intégralement
Rassurez-vous : les titulaires conservent le droit de récupérer la totalité de leur épargne. Le montant réclamé est restitué avec les intérêts accumulés, même après le prélèvement gouvernemental.
La procédure simplifiée sur Internet
Le site ciclade.fr permet d’effectuer gratuitement les recherches nécessaires. La démarche requiert uniquement un nom, un prénom et une date de naissance.
Cette plateforme s’adresse également aux héritiers. Ils peuvent y retrouver des assurances vie ou des épargnes salariales dont leurs proches n’avaient jamais réclamé le versement.
Une mesure qui fait débat
Jean-Jacques Manceau, chroniqueur pour Capital.fr, a révélé cette disposition le 10 octobre 2026. Le dispositif soulève des questions sur la légitimité d’une ponction sur des fonds appartenant légalement à des particuliers.
Les défenseurs de la mesure arguent que ces sommes restent récupérables. Les détracteurs y voient une forme de taxation déguisée sur l’oubli ou la méconnaissance administrative des citoyens.

