L’immobilier francilien traverse une période délicate. Entre volumes de transactions en recul et incertitudes économiques, le secteur affiche une santé fragile. Les professionnels du secteur scrutent chaque indicateur pour anticiper l’évolution d’un marché qui tarde à retrouver son dynamisme d’antan.
Des transactions en baisse sur un an
Les notaires ont comptabilisé 29 130 ventes de logements anciens au cours du premier trimestre 2026. Ce chiffre traduit un repli de 3% par rapport à la même période de l’année précédente.
Cette diminution s’explique en partie par un effet d’anticipation. De nombreux acquéreurs avaient précipité leurs achats fin 2024 pour échapper à la hausse des droits de mutation entrée en vigueur début 2025.
Le segment des appartements anciens enregistre une baisse de 5% sur l’ensemble de la région. Comparé à 2023, le volume global des transactions affiche un déficit de 11%.
Un marché qualifié de poussif par les professionnels
Les notaires n’hésitent pas à qualifier le marché de « poussif ». La reprise tant attendue se fait attendre et progresse de manière irrégulière selon les territoires.
L’absence des investisseurs locatifs pèse lourdement sur l’activité. Le marché repose désormais principalement sur les achats de résidences principales, un segment moins dynamique.
Les acheteurs restent prudents
La demande immobilière demeure hésitante face aux multiples incertitudes. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient alimentent les craintes concernant l’inflation et les taux d’intérêt.
Ce contexte économique instable pousse certains propriétaires à mettre leurs biens en vente, sans pour autant trouver rapidement preneur.
Une évolution des prix contrastée
Malgré la morosité ambiante, les prix des logements anciens progressent légèrement de 0,6% sur un an. Cette hausse modérée masque toutefois des disparités importantes.
Les appartements enregistrent une augmentation de 1%, tandis que les maisons affichent une relative stabilité avec un recul limité à 0,4%.
Des perspectives incertaines pour les mois à venir
Les données de SeLoger et MeilleursAgents.com convergent vers un même constat. Le marché devrait rester durablement ralenti jusqu’en 2027.
Les experts anticipent même une possible légère baisse des prix au deuxième trimestre 2026. Cette correction pourrait concerner aussi bien les appartements que les maisons.
L’Île-de-France traverse ainsi une phase d’ajustement prolongée, où vendeurs et acheteurs cherchent encore leurs repères dans un environnement économique complexe.

