La tendance se confirme : le pouvoir d’achat des ménages continue d’être grignoté par la hausse généralisée des prix. Les dernières données économiques révèlent une accélération inquiétante de l’inflation, portée principalement par un secteur énergétique en pleine surchauffe depuis le début du conflit moyen-oriental.
Une inflation qui s’accélère malgré les espoirs de stabilisation
En août, les prix à la consommation ont progressé de 2,4 % sur douze mois, marquant une nette accélération par rapport aux 2,1 % enregistrés le mois précédent. Cette augmentation rompt avec les espoirs d’un ralentissement durable de l’inflation.
Le contraste avec la situation d’il y a un an est saisissant. Avant que la guerre n’éclate au Moyen-Orient en août 2025, l’inflation plafonnait à 0,9 % et les prix énergétiques affichaient même une baisse de 6,2 % en rythme annuel.
L’énergie, principal moteur de la hausse
Le secteur énergétique porte la responsabilité majeure de cette flambée inflationniste. Les prix de l’énergie ont bondi de 16,7 % sur un an en août, contre 12,6 % en juillet, soit une accélération spectaculaire de plus de 4 points.
Sur un mois, la tendance reste orientée à la hausse avec une progression de 3,4 %, après 2,3 % le mois précédent. Les produits pétroliers enregistrent une hausse particulièrement marquée de 5,6 % entre juillet et août, contre 2,3 % auparavant.
L’alimentation sous pression des conditions climatiques
Le panier alimentaire n’échappe pas à la tendance haussière, même si l’augmentation reste modérée. Les prix ont grimpé de 1,1 % sur douze mois, contre 1,0 % en juillet.
Les produits frais fortement impactés
Les vagues de chaleur successives ont particulièrement affecté les produits frais, dont les prix se sont envolés de 5,9 % sur un an, après 3,8 % le mois précédent.
Certaines catégories de légumes connaissent des hausses vertigineuses : les légumes à feuilles ou à tiges affichent une augmentation de 21,3 %, tandis que les légumes frais à fruits bondissent de 22,3 %.
Sur un mois, l’alimentation progresse de 0,4 %, essentiellement tirée par les produits frais qui grimpent de 2,9 % après 0,6 % en juillet.
Des évolutions contrastées selon les secteurs
Les services ralentissent leur progression
Les prix des services affichent une croissance moins soutenue, avec une hausse de 1,9 % sur un an, contre 2,2 % le mois précédent. Sur une base mensuelle, ils restent quasi stables avec une légère baisse de 0,1 %, après une augmentation de 1,6 % en juillet.
Le tabac maintient son cap
Le secteur du tabac poursuit sa trajectoire stable avec une augmentation de 3,3 % sur un an, identique au chiffre de juillet. Les prix mensuels n’évoluent pas.
Les produits manufacturés en rebond
Les produits manufacturés voient leur baisse s’atténuer, avec un recul de seulement 0,4 % sur un an, contre 0,7 % précédemment. Sur un mois, ils connaissent même un rebond significatif de 1,6 %, après une chute de 2,0 % en juillet.
L’habillement et les chaussures expliquent largement ce retournement, avec une progression mensuelle de 7,3 %, après une baisse de 9,8 % le mois d’avant.
La dynamique mensuelle confirme la tendance
L’analyse mensuelle confirme l’accélération générale des prix. Sur un mois, la consommation a enregistré une hausse de 0,7 %, légèrement supérieure aux 0,6 % de juillet.
L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), utilisé pour les comparaisons européennes, affiche quant à lui une progression de 2,6 % sur un an en août, contre 2,4 % le mois précédent.

