Chaque printemps marque le retour d’un rendez-vous incontournable pour des millions de Français : la déclaration fiscale. Entre les produits d’épargne à mentionner et ceux qui bénéficient d’une exonération totale, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Tour d’horizon des règles applicables aux différents placements pour bien préparer cette échéance administrative.
Le coup d’envoi de la campagne déclarative fixé en avril
L’administration fiscale ouvrira les portes de sa campagne déclarative le jeudi 9 avril 2026. Les contribuables disposeront alors de plusieurs semaines pour transmettre leurs informations.
La date butoir variera en fonction de la localisation géographique. Les ménages devront avoir finalisé leur déclaration entre fin mai et début juin, selon leur département de résidence.
L’épargne réglementée totalement exonérée d’impôt
Une dispense de déclaration pour trois livrets
Les détenteurs de Livret A, LDDS ou LEP peuvent souffler : aucune démarche n’est nécessaire concernant ces produits. Les intérêts générés échappent totalement à l’impôt sur le revenu.
Cette exonération s’applique également aux prélèvements sociaux. Un avantage non négligeable dans un contexte où la fiscalité de l’épargne reste souvent élevée.
Des taux de rémunération revus en février
Depuis le 1er février 2026, les rendements de ces placements ont évolué. Le Livret A affiche désormais un taux de 1,5%, tandis que le LEP propose une rémunération plus attractive de 2,5%.
Ces taux s’appliquent aux versements effectués, dans la limite des plafonds réglementaires fixés pour chaque produit.
L’exonération maintenue au-delà du plafond
Un point souvent méconnu mérite d’être souligné. Les intérêts du Livret A restent exonérés même lorsque le plafond de versement est dépassé.
Cette disposition offre une sécurité supplémentaire aux épargnants qui atteignent ou dépassent temporairement les limites autorisées.
PEL et CEL : une fiscalité à double vitesse
La rupture de 2018 pour les nouveaux plans
La donne a changé depuis 2018 pour les détenteurs de PEL et CEL. Tous les plans ouverts après le 31 décembre 2017 génèrent des intérêts imposables dès la première année.
Cette réforme a marqué un tournant dans la fiscalité de ces produits d’épargne logement, autrefois plus avantageux.
Un régime transitoire pour les anciens contrats
Les PEL souscrits avant cette date bénéficient d’un traitement fiscal plus favorable. L’imposition ne débute qu’après 12 ans d’ancienneté du plan.
Cette distinction entre anciens et nouveaux contrats crée deux régimes fiscaux parallèles qu’il convient de bien maîtriser.
Les placements à mentionner impérativement
D’autres produits d’épargne nécessitent une déclaration explicite au fisc. Les intérêts du Livret bancaire classique doivent figurer dans la déclaration, tout comme ceux issus des PEL imposables.
Les comptes à terme entrent également dans cette catégorie. Oublier de les mentionner expose à d’éventuels redressements ultérieurs.

