La flambée des prix à la pompe touche de plein fouet les automobilistes français. Depuis l’offensive militaire menée conjointement par Washington et Tel-Aviv contre Téhéran le 28 février dernier, les tarifs des carburants ont connu une envolée spectaculaire. Les répercussions du conflit au Moyen-Orient se font désormais sentir dans le portefeuille des Français.
Une explosion des tarifs sans précédent
Le gazole affiche une progression de 50 centimes par litre, soit une hausse de 29,46% depuis le déclenchement des hostilités. Son prix moyen atteint désormais 2,227 euros le litre sur l’ensemble du territoire.
Mi-avril, ce carburant diesel a même franchi la barre des 2,30 euros dans certaines stations-service. Un niveau record qui pèse lourdement sur les budgets des ménages.
L’essence n’est pas épargnée
Du côté de l’essence, le SP95-E10 s’affiche à 2,038 euros en moyenne. Depuis le 27 février, ce carburant a enregistré une augmentation de 32 centimes, représentant une hausse de 18,47%.
Le SP98 suit une trajectoire similaire avec un prix moyen de 2,123 euros le litre. Son tarif a bondi de 30 centimes, soit une progression de 16,29%.
Le blocage du détroit d’Ormuz paralyse l’approvisionnement
Cette flambée des prix trouve sa source dans les tensions géopolitiques qui secouent la région. L’opération militaire contre l’Iran a provoqué une paralysie du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce pétrolier mondial.
Les infrastructures énergétiques ont subi des frappes importantes. Les pays du Golfe ont instauré un blocus de leurs exportations de pétrole brut, aggravant la pénurie sur les marchés internationaux.
L’envolée des cours du brut
Les cours du pétrole ont connu une hausse importante depuis le début des opérations militaires. Cette augmentation se répercute directement sur les prix pratiqués dans les stations-service françaises.
Des secteurs économiques sous pression
Au-delà des particuliers, plusieurs branches professionnelles subissent de plein fouet cette augmentation tarifaire. Les secteurs de la pêche, du transport et de l’agriculture sont particulièrement affectés.
Ces activités, fortement dépendantes des carburants, voient leurs coûts d’exploitation s’envoler. La rentabilité de nombreuses entreprises se trouve ainsi menacée par cette conjoncture défavorable.

