Les clients de La Banque Postale vont devoir mettre la main au portefeuille. L’établissement financier public applique une hausse généralisée de ses frais bancaires, avec des augmentations particulièrement marquées sur certaines prestations. Une nouvelle vague tarifaire qui s’inscrit dans un contexte de révision des grilles tarifaires du secteur bancaire.
Des cartes bancaires plus chères pour tous les profils
La Banque Postale revoit à la hausse l’ensemble de ses cotisations de cartes bancaires. Les détenteurs de Visa Classic verront leur facture annuelle passer de 47,60 € à 49,40 €, soit une augmentation de 3,78%.
Les gammes premium subissent des hausses encore plus conséquentes. La Visa Premier grimpe de 141,20 € à 146,24 € (+3,57%), tandis que la Visa Platinum atteint désormais 222,28 € contre 214 € auparavant (+3,87%).
Au sommet de la hiérarchie, la Visa Infinite franchit le cap des 356,48 € annuels, contre 345,20 € précédemment, enregistrant une hausse de 3,27%. Seule la Visa à autorisation systématique en débit immédiat affiche une progression plus modérée de 1,74%, passant de 34,50 € à 35,10 €.
Forfaits et frais de gestion en légère hausse
Les frais de tenue de compte progressent également. Le montant annuel s’établit désormais à 25,80 €, contre 25,20 € auparavant. Mensuellement, les clients règleront 2,15 € au lieu de 2,10 €, soit une augmentation de 2,38%.
Le forfait groupé “Alliatys avec Visa Classic” n’échappe pas à la tendance. Son tarif mensuel passe de 7,70 € à 7,90 €, portant la facture annuelle à 94,80 € contre 92,40 € précédemment (+2,60%).
Retraits hors réseau : la hausse la plus spectaculaire
C’est sur les retraits hors enseigne que l’augmentation s’avère la plus significative. À partir du quatrième retrait mensuel en zone euro, le coût bondit de 15%, passant de 1 € à 1,15 €.
Cette mesure pourrait inciter les clients à privilégier les distributeurs du réseau de La Banque Postale pour éviter ces frais supplémentaires.
Virements et découverts bancaires également concernés
Les virements occasionnels effectués via un conseiller coûteront désormais 6,20 € contre 6 € auparavant, soit une progression de 3,33%.
Du côté des découverts, les taux débiteurs connaissent une révision à la hausse. Le taux débiteur du découvert autorisé passe de 16% à 17%, tandis que celui appliqué en cas de dépassement grimpe de 17% à 18%.
Les frais de gestion restent néanmoins maintenus à 7,20 €. Les découverts inférieurs à 300 € et les clients âgés de 18 à 29 ans continuent de bénéficier d’exonérations. Une modification réglementaire supprime par ailleurs le montant forfaitaire minimum de 3 € par trimestre.
Placements financiers : une explosion des frais de transfert
Les épargnants disposant d’un PEA ou d’un compte-titres ordinaire subiront l’impact le plus important. Les frais de transfert par ligne explosent littéralement, passant de 7 € à 15 €, soit une hausse vertigineuse de 114,29%.
Le minimum de facturation du compte-titres progresse également de 65 € à 70 €, enregistrant une augmentation de 7,69%.
La gestion des successions devient payante
Jusqu’à présent gratuite, la gestion des successions entre désormais dans le périmètre des services payants. La gratuité ne s’applique plus qu’aux successions inférieures à 10 000 €.
Au-delà de ce montant, La Banque Postale applique un taux de 1%, plafonné à 857 €. L’exonération demeure toutefois maintenue dans les situations où le défunt est mineur.

