Explosion des cryptomonnaies mortes : alerte sur les dangers des tokens abandonnés

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L’univers des cryptomonnaies séduit chaque jour de nouveaux investisseurs en quête de gains rapides. Mais derrière les promesses de fortune, se cache une réalité bien plus sombre : des milliers de jetons créés puis oubliés, laissant leurs détenteurs avec des actifs impossibles à revendre.

Une explosion inquiétante des tokens abandonnés

Les chiffres donnent le vertige. En 2025, 11,56 millions de tokens ont cessé d’être échangés. Une hausse vertigineuse par rapport à 2024, qui comptabilisait 1,38 million de jetons inactifs.

Cette multiplication s’explique par la facilité déconcertante de créer une nouvelle cryptomonnaie. Malheureusement, la plupart de ces créations sont rapidement délaissées par leurs concepteurs.

Qu’est-ce qu’une cryptomonnaie “morte” ?

Aucune définition universelle n’existe pour qualifier une cryptomonnaie de “morte”. Les experts s’accordent toutefois sur un constat : un jeton devient caduc lorsqu’il devient impossible à revendre.

Les critères objectifs de CryptoRank

La plateforme CryptoRank a établi des critères précis. Elle considère qu’un token est mort lorsqu’il est retiré des principales plateformes d’échange et affiche un volume quotidien inférieur à 10 000 dollars pendant plus de 90 jours.

Le piège de la liquidité ignorée

L’Autorité des marchés financiers (AMF) tire la sonnette d’alarme. Un cours affiché ne garantit absolument pas la possibilité de vendre au prix indiqué, faute d’acheteurs disponibles.

La liquidité revêt une importance aussi capitale que le prix affiché. L’AMF met particulièrement en garde contre l’impossibilité de revendre ses cryptomonnaies à certains moments.

L’arnaque du “honeypot”

Les arnaques dites “honeypot” illustrent parfaitement ce danger. Les investisseurs découvrent après leur achat que la revente devient techniquement impossible, piégés dans un système conçu pour les spolier.

Pourquoi tant de projets disparaissent

Plusieurs facteurs expliquent la mort prématurée de milliers de cryptomonnaies. La perte progressive d’utilisateurs constitue la première cause, suivie par le manque de liquidités.

L’abandon pur et simple du projet par ses créateurs et les difficultés réglementaires achèvent le tableau. Les altcoins qui survivent se distinguent généralement par leur attachement à un projet générant réellement des revenus.

Les memecoins, condamnés par nature

Les memecoins tendent systématiquement à disparaître. Leur absence d’utilité concrète les condamne à court ou moyen terme, une fois l’effet de mode passé.

Comment investir sans se faire piéger

Certains traders expérimentés voient dans cette hécatombe une opportunité de spéculation. Des stratégies risquées consistent à parier à la baisse sur une cryptomonnaie vouée à l’échec.

Avant tout investissement, plusieurs vérifications s’imposent. L’examen du volume d’échanges, de la liquidité réelle et de l’utilité du projet constitue le minimum.

Les vérifications indispensables

L’identité de l’équipe de développement et la répartition des jetons doivent être scrutées attentivement. L’AMF rappelle que la volatilité élevée et le risque de perte en capital caractérisent ce marché.

Les trois règles d’or de l’investisseur

Benjamin Monge, expert du secteur, résume en trois principes la démarche d’un investisseur responsable. Avoir une stratégie claire constitue le premier pilier.

Ne pas s’éparpiller entre trop de projets permet de mieux suivre ses investissements. Enfin, la patience demeure la vertu cardinale dans cet univers imprévisible.

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