Épargne et fiscalité 2026 : coup dur pour le pouvoir d’achat des Français

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Les dispositifs d’épargne et les règles fiscales évoluent en 2026, bouleversant le quotidien de millions de Français. Entre revalorisation du forfait logement, nouvelles conditions d’accès au Livret d’épargne populaire et double taxation pour les propriétaires de meublés touristiques, ces changements impactent directement le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes comme des investisseurs immobiliers.

Le forfait logement grimpe et pénalise les bénéficiaires du RSA

Depuis le 1er avril 2026, la CAF applique de nouveaux montants pour le forfait logement. Cette mise à jour annuelle, indexée sur l’inflation, modifie les calculs des prestations sociales.

Les montants s’établissent désormais à 76,59 euros pour une personne seule, 153,19 euros pour un couple et 189,57 euros dès lors que le foyer compte trois personnes ou davantage.

Ce forfait s’ajoute automatiquement aux ressources du ménage lors du calcul du RSA et de la prime d’activité. Résultat : les allocations versées diminuent d’autant.

Selon le guide des prestations de la CAF, cette revalorisation peut entraîner une baisse sensible des aides pour certains allocataires, notamment ceux qui ne paient pas de loyer ou qui sont hébergés à titre gratuit.

Un point de taux préservé pour le Livret d’épargne populaire

Malgré une baisse de sa rémunération au 1er février dernier, le LEP affiche toujours un taux d’intérêt de 2,50%. Les pouvoirs publics ont maintenu l’écart d’un point avec le Livret A.

Des plafonds de revenus relevés

Les seuils d’accès au LEP augmentent de 0,9%, en suivant l’évolution de l’inflation. Une personne seule peut désormais y prétendre avec un revenu fiscal de référence allant jusqu’à 23 028 euros.

Dès le printemps prochain, les établissements bancaires contrôleront l’éligibilité de leurs clients. Ils se baseront sur les revenus déclarés en 2024 pour valider ou refuser l’ouverture de ce placement privilégié.

Double imposition sur les meublés de tourisme : comment y échapper

Les propriétaires de locations meublées saisonnières font face à une double taxation qui pèse lourd sur la rentabilité. La taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) s’ajoute à la cotisation foncière des entreprises (CFE).

La jouissance du bien justifie la THRS

Même lorsqu’un bien est proposé via une plateforme de réservation en ligne, le propriétaire conserve la jouissance de son logement. Cette particularité juridique justifie l’application de la taxe d’habitation, en plus de la CFE liée à l’activité commerciale.

Pour échapper à cette double contrainte fiscale, les bailleurs doivent démontrer une location effective à l’année. Des justificatifs probants sont exigés par l’administration.

Des exceptions à connaître

Certaines zones géographiques spécifiques ouvrent droit à des exonérations. Les revenus locatifs inférieurs à 5 000 euros permettent également d’échapper à la CFE dans certaines conditions précises.

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