Crédit immobilier : êtes-vous au-dessus de la moyenne des Français ?

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Le marché du crédit immobilier français connaît un rebond significatif après une période de turbulences. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution dévoile des chiffres qui témoignent d’une reprise progressive du secteur, portée par une stabilisation des conditions d’emprunt et un regain d’activité des primo-accédants.

Une envolée spectaculaire du montant emprunté

Les Français empruntent désormais en moyenne 193 948 euros pour financer leur acquisition immobilière en 2025. Ce montant marque une progression de 5,8% sur un an, effaçant partiellement la baisse enregistrée l’année précédente.

En 2024, le montant moyen s’établissait à 183 354 euros, soit un recul de 7% comparé à 2023. Le point culminant avait été atteint en 2022 avec 207 537 euros, avant une chute de 11% jusqu’en 2024.

Des taux d’intérêt enfin stabilisés

Après une ascension fulgurante entre 2021 et début 2024, passant de 1,1% à 4,2%, les taux d’intérêt se sont stabilisés à 3,08% entre juin et décembre 2025.

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La France conserve une position favorable au sein de l’Union européenne, avec des taux inférieurs à la moyenne de la zone euro. Seule l’Espagne propose des conditions plus avantageuses, avec des taux oscillant entre 2,5% et 3%.

L’allongement des durées de remboursement se confirme

Les nouveaux emprunteurs s’engagent sur une durée moyenne de 22,4 ans, tandis que les prêts en cours affichent une durée moyenne de 16,4 ans. Cette extension témoigne de l’adaptation des ménages face à la hausse des prix.

Malgré ces ajustements, le taux d’effort reste stable à 30,4%. Le taux d’endettement atteint désormais 4,5 années de revenus pour les emprunteurs.

Les primo-accédants tirent le marché vers le haut

Les acheteurs réalisant leur première acquisition représentent désormais 43,7% des emprunteurs. Cette progression illustre le retour de confiance d’une catégorie longtemps pénalisée par les conditions de crédit restrictives.

À l’inverse, l’investissement locatif marque le pas avec seulement 12,0% des prêts accordés, contre 14,9% en 2024. Ce segment subit de plein fouet les contraintes réglementaires et fiscales accrues.

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L’ancien domine largement le marché

L’acquisition de biens existants capte 77,6% de la production de crédit immobilier. Les logements neufs ou nécessitant des travaux significatifs ne représentent que 20,8% des financements accordés.

Les prêts destinés uniquement aux travaux restent marginaux, pesant moins de 2% du total. Cette faiblesse traduit la frilosité des ménages face aux projets de rénovation énergétique malgré les incitations gouvernementales.

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