En France, le surendettement progresse dangereusement, alimenté par la facilité d’accès aux crédits à la consommation. Face à cette situation, une nouvelle réglementation se prépare. Son objectif : freiner la spirale de l’endettement en imposant des règles beaucoup plus strictes aux établissements financiers.
Une directive européenne qui change la donne
Dès le 20 novembre 2026, la directive européenne (UE) 2023/2225 entrera en vigueur. Elle obligera les banques et organismes de crédit à appliquer des mesures inédites :
- Interdiction des publicités incitant à l’emprunt, remplacées par des messages d’avertissement sur les dangers du surendettement.
- Transparence accrue sur les informations pré-contractuelles, afin que chaque emprunteur sache exactement dans quoi il s’engage.
- Analyse poussée de la solvabilité, avec consultation du fichier national des incidents de remboursement avant toute décision d’octroi.
Concrètement, seuls les clients jugés capables de rembourser leurs emprunts se verront accorder un crédit.
Les mini-crédits dans le viseur
Le gouvernement cible en particulier les mini-crédits, dont la progression est alarmante :
- 1 % des emprunts en 2022
- 7 % en 2023
- 17 % en 2024, selon l’Observatoire de l’inclusion bancaire (OIB).
Derrière ces petits prêts d’environ 200 €, faciles à cumuler et souvent accordés sans conditions, se cache l’une des principales causes de l’explosion du surendettement. Ces crédits touchent surtout des personnes déjà fragiles financièrement, incapables de les rembourser sereinement.
Accompagnement des personnes surendettées
Autre nouveauté : les emprunteurs déjà en difficulté pourront être orientés vers des services gratuits de conseil financier. Objectif : les aider à mieux gérer leurs dettes et retrouver une stabilité économique.
Une entrée en vigueur tardive
Malgré l’urgence, la réglementation ne s’appliquera qu’en novembre 2026. Ce délai doit permettre aux banques et organismes de crédit de mettre à jour leurs procédures et systèmes de contrôle.


555