Chaque année, des milliards de billets circulent entre nos mains. Mais derrière ces morceaux de papier se cache une industrie en pleine mutation écologique. L’institution monétaire française repense sa production pour réduire drastiquement son impact environnemental.
Un objectif ambitieux de réduction des émissions
La Banque centrale française s’engage résolument dans la transition écologique. Elle vise une baisse de 25% de l’empreinte carbone de ses billets d’ici 2028. Cette ambition s’accompagne de résultats déjà tangibles.
Entre 2019 et 2025, l’intensité carbone des billets de banque a reculé de 4,6%. Plus impressionnant encore, la consommation énergétique industrielle a fondu de 18%, tandis que les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 21%.
Le coton biologique, nouvelle star de la fabrication
L’introduction du coton biologique dans la composition des billets constitue l’innovation majeure de cette démarche environnementale. Cette fibre naturelle cultivée sans pesticides ni engrais chimiques remplace progressivement le coton conventionnel.
Mais le coton n’est pas le seul matériau exploré. La Banque de France diversifie ses sources avec l’abaca, aussi appelé chanvre de Manille, notamment pour les billets destinés aux Philippines. Le chanvre, le bois et le lin figurent également parmi les alternatives étudiées pour la pâte à papier.
Une production concentrée en Auvergne
Deux sites auvergnats orchestrent la fabrication de 2,5 milliards de billets annuels. Vic-le-Comte accueille la papeterie fiduciaire, tandis que Chamalières héberge l’imprimerie.
Un regroupement des installations à Vic-le-Comte est d’ailleurs prévu. Ce projet intègre des préoccupations environnementales comme la préservation des espèces locales et la limitation de l’artificialisation des sols.
Des économies d’eau spectaculaires
Les progrès en matière de consommation d’eau impressionnent particulièrement. La papeterie a divisé par trois son usage hydrique en vingt ans. Cette prouesse résulte de la modernisation des équipements et de l’optimisation des procédés de réutilisation.
Ces efforts s’inscrivent dans une démarche globale visant à minimiser l’impact environnemental de chaque étape de production, de la fabrication du papier à l’impression finale.

