Les clients de la banque verte devront mettre la main au portefeuille. L’établissement régional applique une nouvelle grille tarifaire qui touche la quasi-totalité de ses services bancaires. Des cartes aux virements, en passant par les frais d’incidents, la hausse concerne tous les profils d’épargnants.
La gestion du compte courant devient plus coûteuse
Le coût annuel de la tenue de compte grimpe à 25,20 euros, contre 24 euros auparavant. Cette augmentation de 5% s’inscrit dans une tendance généralisée du secteur bancaire.
Les alertes SMS n’échappent pas à la révision. Le forfait mensuel atteint désormais 2,70 euros, soit une progression de 3,85%. Pour les moins de 25 ans, certains avantages subsistent avec un mini-relevé à 1,35 euro mensuel et des notifications gratuites.
Des cartes bancaires uniformément revalorisées
L’ensemble des gammes de cartes connaît une revalorisation comprise entre 3 et 4%. Les cartes haut de gamme, Visa Infinite et World Elite Mastercard, passent à 340 euros annuels.
Les cartes intermédiaires Visa Premier et Gold Mastercard affichent un nouveau tarif de 139 euros. Les versions classiques, Visa Classic et Mastercard standard, s’établissent à 49 euros, tandis que la Mastercard à autorisation systématique atteint 39 euros.
Moins d’avantages pour les comptes joints
La réduction accordée sur une seconde carte diminue sensiblement. Elle passe de 50% à seulement 40% de réduction, alourdissant la facture pour les couples disposant d’un compte commun.
Utiliser sa carte à l’étranger coûte plus cher
Les transactions hors zone euro subissent un renchérissement notable. Un retrait d’espèces implique désormais des frais de 3,75 euros plus 2,45% du montant, avec un plancher fixé à 7,45 euros.
Les achats par carte à l’international progressent également, passant à 0,26 euro plus 2,45% contre 0,25 euro plus 2,35% précédemment. Les jeunes clients bénéficient toutefois du maintien de la gratuité sur ces opérations.
Services bancaires courants et opérations particulières
Effectuer un virement auprès d’un conseiller revient à 4,65 euros, une hausse de 3,33%. L’envoi sécurisé d’un chéquier en recommandé atteint 8,80 euros.
Faire opposition sur un chèque coûte 17,50 euros, tandis que l’émission d’un chèque de banque s’élève à 14,45 euros. Ces ajustements concernent des services ponctuels mais régulièrement sollicités.
Gestion des incidents et découverts
La lettre d’information pour compte débiteur passe à 9,60 euros. Les frais liés au retour de courrier NPAI atteignent 19,60 euros, soit une progression de 2,89%.
Le taux débiteur applicable en cas de découvert est modifié selon une nouvelle formule : taux de l’usure moins 2,00%, contre taux de l’usure moins 3,00% auparavant, rendant potentiellement le découvert plus onéreux.
Immobilier et épargne également concernés
Les frais de dossier pour un crédit immobilier s’établissent désormais à 570 euros, contre 550 euros précédemment. Cette augmentation pèse sur le budget des futurs acquéreurs.
Le transfert d’un PEL ou CEL vers un autre établissement coûte 155 euros. Pour un compte-titres, les frais atteignent 40 euros par ligne transférée.
Successions complexes plus coûteuses
Le plafond appliqué aux frais de gestion de successions complexes bondit de 740 euros à 850 euros, représentant l’une des hausses les plus significatives de cette nouvelle grille tarifaire.
Une exception à la règle de l’augmentation
L’offre Essentiel constitue la seule bonne nouvelle de cette refonte tarifaire. Son coût annuel diminue de 126 euros à 120 euros, soit un recul de 4,76%.
Cette baisse concerne un produit d’entrée de gamme destiné aux clients recherchant une formule économique. Selon les données fournies par MoneyVox, cette révision globale s’inscrit dans le mouvement d’ajustement tarifaire observé chez plusieurs établissements régionaux.

