Bientôt 2027 : la fiscalité s’ajuste, retraités et entreprises ciblés

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L’exécutif dévoile sa stratégie budgétaire pour 2027. Sans annoncer de bouleversements majeurs, le gouvernement mise sur un ajustement progressif des prélèvements obligatoires. L’objectif affiché : préserver l’équilibre des finances publiques sans recourir à une augmentation massive de la fiscalité directe.

Une pression fiscale en légère hausse

Les prélèvements obligatoires passeront à 44,2% du PIB en 2027, contre 43,9% l’année précédente. Cette progression s’explique par deux leviers principaux : le renforcement de la lutte contre la fraude et la réduction ciblée de certains avantages fiscaux.

Le gouvernement espère récupérer 1 milliard d’euros grâce à un contrôle renforcé des contribuables fraudeurs. Une somme qui s’ajoute aux économies générées par le rabot appliqué sur plusieurs dispositifs fiscaux.

Les retraités dans le viseur des économies

Un plafond réduit pour l’abattement des pensions

Les personnes âgées figurent parmi les principales cibles de l’effort budgétaire. L’exécutif propose de ramener le plafond de l’abattement de 10% sur les pensions à 3 000 euros, alors qu’il s’établit actuellement à 4 439 euros.

Cette mesure s’accompagne d’une désindexation partielle des pensions par rapport à l’inflation. Les retraités verront ainsi leur pouvoir d’achat progressivement rogné, dans une logique de maîtrise des dépenses publiques.

Les arrêts maladie davantage fiscalisés

Autre dispositif controversé : les indemnités versées lors d’arrêts de travail pour maladies graves ou accidents professionnels seront désormais soumises à l’impôt. Une décision qui suscite déjà de vives critiques dans les rangs de l’opposition.

Les entreprises mises à contribution

Des allègements de charges sous pression

Le monde économique n’échappe pas aux restrictions. Le gouvernement gèle le barème des allègements de charges depuis la hausse du Smic intervenue le 1er juin dernier. Une décision qui freine les baisses de cotisations dont bénéficiaient les employeurs.

L’exécutif va plus loin en élargissant l’assiette des rémunérations prises en compte pour calculer ces allègements. Cette réforme technique devrait générer entre 3 et 3,5 milliards d’euros d’économies pour les finances publiques.

Les grands groupes encore sollicités

La contribution exceptionnelle des grandes entreprises sera reconduite, mais à un niveau réduit. Elle rapportera 5 milliards d’euros au Trésor public, une somme inférieure aux exercices précédents mais qui maintient la pression sur les sociétés les plus prospères.

Des lignes rouges maintenues

Malgré ces ajustements, l’exécutif affirme préserver certains fondamentaux. Aucune hausse généralisée d’impôts n’interviendra entre 2026 et 2027. Le barème de l’impôt sur le revenu restera indexé sur l’inflation, contrairement aux propositions de gel envisagées.

La TVA demeure également intouchée, un engagement fort dans un contexte où la taxation de la consommation aurait pu constituer une source de recettes importante. Cette stabilité vise à ménager le pouvoir d’achat des ménages face à l’inflation persistante.

Quelles niches fiscales préservées ?

Tous les avantages fiscaux ne sont pas remis en question. Pour les particuliers, les dispositifs liés aux services à la personne conservent leur attractivité. Un choix qui soutient un secteur fortement créateur d’emplois.

Du côté des entreprises, le crédit d’impôt recherche et le pacte Dutreil restent intacts. Ces mécanismes, jugés essentiels pour l’innovation et la transmission d’entreprises familiales, échappent au coup de rabot généralisé.

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