Coup dur : le gouvernement prévoit de tripler cette taxe dès 2027

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Une nouvelle hausse fiscale d’ampleur se profile en France. Le gouvernement prévoit de multiplier par près de trois le taux d’une taxe instaurée il y a seulement deux ans, avec l’objectif de récupérer plusieurs centaines de millions d’euros supplémentaires. Une mesure qui pourrait coûter très cher à certaines grandes entreprises, directement visées par ce nouveau tour de vis fiscal.

Une taxation qui passe de 4,6% à 12,2%

Le gouvernement a décidé de porter un coup sévère aux acteurs du transport longue distance. La taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport (TEITLD) va bondir de 4,6% à 12,2%, soit une multiplication par près de trois de son taux initial.

Cette hausse drastique concerne uniquement les grandes entreprises du secteur. Pour être soumises à cette taxation renforcée, elles doivent générer des revenus annuels supérieurs à 120 millions d’euros. Un second critère s’applique également : afficher une rentabilité moyenne dépassant 10% sur les sept dernières années d’activité.

800 millions d’euros attendus dans les caisses publiques

L’objectif financier affiché par l’exécutif est clair et ambitieux. Cette augmentation doit permettre de collecter environ 800 millions d’euros supplémentaires par rapport au rendement actuel de la taxe.

Au total, le rendement annuel devrait atteindre approximativement 1,4 milliard d’euros. Un montant qui sera intégralement affecté au financement des infrastructures de transport via l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afit France).

Une taxe récente déjà profitable

Introduite en 2024, la TEITLD avait rapporté 549 millions d’euros lors de sa première année d’application. Le gouvernement estime désormais que les entreprises concernées peuvent contribuer davantage aux investissements publics, compte tenu de leur niveau de rentabilité élevé.

Qui paiera cette nouvelle facture ?

Les sociétés concessionnaires d’autoroutes constituent la principale cible de cette mesure fiscale. Ces groupes, qui exploitent le réseau autoroutier français sous concession publique, affichent généralement des marges bénéficiaires confortables.

Du côté aérien, plusieurs acteurs majeurs sont également dans le viseur. ADP, Aéroports de Lyon et Aéroport Marseille-Provence figurent parmi les structures qui devront s’acquitter de cette taxation alourdie, en raison de leur chiffre d’affaires et de leur rentabilité élevée.

Des infrastructures rentables dans le collimateur

Le choix des critères de rentabilité n’est pas anodin. L’État justifie cette taxation renforcée par les profits substantiels générés par ces exploitants, qui bénéficient souvent de situations de quasi-monopole sur leurs zones d’activité.

Cette mesure s’inscrit dans une volonté politique de faire contribuer davantage les entreprises les plus profitables au financement de l’intérêt général. Elle témoigne également de la recherche constante de nouvelles sources de revenus pour l’État dans un contexte budgétaire tendu.

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