Le placement préféré des Français continue de séduire massivement. Avec 58 millions de comptes actifs, ce produit d’épargne règlementé reste un pilier de la gestion financière des ménages, malgré un ralentissement de sa progression. Les chiffres révèlent toutefois des inégalités territoriales marquées dans les comportements d’épargne à travers l’Hexagone.
Une progression qui marque le pas
Le nombre de comptes ouverts atteint 58 millions en 2025, affichant une croissance de 0,7 % sur un an. Cette augmentation reste modeste comparée aux années précédentes : 1,3 % en 2024 et 2 % en 2023.
L’engouement pour ce produit d’épargne sans risque se tasse progressivement, bien que sa popularité demeure intacte auprès d’une large majorité de Français.
La somme moyenne grimpe à plus de 7 500 euros
Les épargnants déposent en moyenne 7 554 euros sur leur compte en 2025. Ce montant traduit une tendance haussière constante : 7 482 euros l’année précédente et seulement 6 351 euros en 2022.
Cette progression témoigne d’une capacité d’épargne renforcée chez de nombreux ménages, malgré un contexte économique parfois tendu.
Le sud et la Bretagne en tête du classement
Des départements ruraux qui cumulent le plus
Les territoires du Massif central dominent largement. La Lozère et le Cantal affichent tous deux 9 535 euros d’encours moyen, suivis de près par la Haute-Loire avec 9 363 euros et l’Aveyron avec 9 333 euros.
Ces zones rurales, souvent caractérisées par un coût de la vie modéré, permettent aux habitants de constituer des réserves financières plus importantes.
La Bretagne confirme sa culture d’épargne
Les quatre départements bretons se distinguent également. Le Finistère arrive en tête avec 8 779 euros, devant le Morbihan (8 718 euros), l’Ille-et-Vilaine (8 576 euros) et les Côtes-d’Armor (8 447 euros).
Cette région conserve une tradition d’épargne solidement ancrée dans les habitudes financières de ses résidents.
Les territoires où l’on épargne le moins
La Seine-Saint-Denis ferme la marche avec un encours moyen de 4 448 euros seulement. Le Val-d’Oise suit avec 6 072 euros, puis l’Aisne (6 333 euros), la Haute-Corse (6 510 euros) et la Seine-et-Marne (6 691 euros).
Ces écarts s’expliquent principalement par des revenus médians inférieurs dans ces départements, limitant mécaniquement la capacité des ménages à mettre de l’argent de côté.
Des hausses spectaculaires en Corse et dans certaines régions
Certains territoires enregistrent des progressions remarquables. La Haute-Corse bondit de 10,8 % en un an, malgré un montant moyen encore modeste. La Corse-du-Sud affiche une hausse de 9,3 %.
La Vienne (+4,6 %), Paris (+4,3 %) et la Drôme (+4,1 %) complètent le palmarès des départements où l’épargne progresse le plus rapidement.

