Partir en voyage hors de France implique souvent de jongler avec les devises et les frais bancaires. Si les réseaux internationaux comme Visa, Mastercard ou American Express facilitent les paiements et retraits sans avoir à échanger sa monnaie avant le départ, les commissions appliquées par les établissements bancaires peuvent considérablement alourdir la facture. Face à ce constat, certaines enseignes font figure d’exception en proposant des services gratuits.
Des commissions qui varient considérablement selon les établissements
Une étude portant sur 130 banques révèle des écarts tarifaires importants. Seules 8 d’entre elles n’appliquent aucun frais sur les paiements, tandis que 6 exonèrent leurs clients pour les retraits, sous certaines conditions toutefois.
Deux acteurs se distinguent particulièrement : le Crédit Agricole Normandie et la banque en ligne Fortuneo. Ces deux établissements offrent une exonération totale des frais sur les transactions effectuées en devises étrangères.
Le coût moyen des opérations bancaires à l’international
Pour une transaction de 100 euros, les tarifs oscillent entre 1 € et 7,35 € pour un paiement, avec une moyenne qui atteint 3,02 €. Les retraits s’avèrent encore plus onéreux : de 1,50 € à 9,80 €, pour une moyenne de 5,84 €.
Le constat est sans appel : privilégier les paiements par carte plutôt que les retraits en espèces permet de réaliser des économies substantielles.
Zone euro versus reste du monde : une différence majeure
À l’intérieur de la zone euro, les consommateurs bénéficient d’une protection appréciable. Les banques ne peuvent pas facturer de commissions supplémentaires, que ce soit pour les achats ou les retraits.
La situation change radicalement dès que l’on franchit les frontières de la zone euro. Les établissements bancaires appliquent alors généralement des commissions qui s’ajoutent au montant de la transaction.
Des gestes commerciaux ciblés
Certaines banques consentent des efforts particuliers. Elles proposent des exonérations pour leur clientèle jeune ou réservent cet avantage aux détenteurs de comptes milieu et haut de gamme.
Les frais cachés qu’il faut connaître
Au-delà des commissions bancaires classiques, d’autres coûts viennent parfois s’ajouter à la note. Le taux de change constitue le premier d’entre eux.
Visa, Mastercard et American Express déterminent ce taux, qui se situe légèrement au-dessus des taux de référence fixés par la Banque centrale européenne. Certaines enseignes comme Fortuneo font preuve de transparence sur ces aspects tarifaires.
Les redoutables frais de surcharge
L’exploitant du distributeur automatique de billets peut facturer ses propres frais. Ces charges, indépendantes de votre banque, s’appliquent même au sein de la zone euro.
Dans certains cas, ces frais de surcharge atteignent des montants particulièrement élevés, surtout en dehors de l’Europe. Heureusement, la réglementation impose aux DAB d’afficher clairement ces coûts avant toute validation.
Comment limiter les frais lors de vos voyages
Plusieurs stratégies permettent de réduire significativement la note. La première consiste à ouvrir un compte auprès d’un établissement qui ne facture pas les opérations en devises.
Lors des retraits, mieux vaut privilégier les distributeurs des banques traditionnelles. Les sociétés spécialisées dans les DAB appliquent souvent des tarifs nettement plus élevés.
Vigilance face aux propositions de conversion
Les distributeurs proposent parfois de convertir directement la somme dans votre monnaie. Cette option doit être systématiquement refusée, car elle s’accompagne généralement de taux de change désavantageux.
Une attention particulière aux informations tarifaires affichées par le DAB s’impose également avant de valider toute opération.
Les banques les plus avantageuses identifiées
Pour les paiements sans frais, huit établissements se démarquent : BoursoBank, Crédit Agricole Normandie, Fortuneo, Helios, Hello bank, N26, Revolut et Sumeria.
Concernant les retraits gratuits, six acteurs sortent du lot : BoursoBank, Crédit Agricole Normandie, Fortuneo, Monabanq, Revolut et Sumeria. Ces enseignes représentent une minorité face aux 130 banques analysées.

