Le gouvernement s’apprête à lancer un nouveau dispositif financier destiné aux salariés aux revenus limités qui dépendent quotidiennement de leur véhicule pour se rendre au travail. Cette mesure cible particulièrement les habitants des territoires ruraux et périurbains, souvent contraints d’effectuer de longs trajets.
Trois millions de salariés potentiellement éligibles
Les autorités estiment qu’environ 3 millions de travailleurs modestes pourraient bénéficier de ce coup de pouce financier. Le dispositif vise spécifiquement ceux qui utilisent leur automobile de manière intensive dans le cadre de leur activité professionnelle.
Cette initiative répond à une problématique bien identifiée : les salariés résidant loin des centres urbains subissent des frais de déplacement importants qui pèsent lourdement sur leur budget.
Qui peut prétendre à cette aide ?
Des plafonds de revenus clairement définis
L’accès au dispositif reste conditionné par le niveau de ressources du foyer. Les bénéficiaires doivent justifier de revenus fiscaux inférieurs à 16 880 euros par part fiscale au titre de l’année 2024.
Concrètement, cela correspond à un revenu mensuel net d’environ 1 508 euros pour une personne vivant seule. Un couple avec un enfant peut prétendre à l’aide jusqu’à 3 771 euros mensuels, tandis qu’une famille de quatre personnes reste éligible jusqu’à 4 525 euros.
Des critères kilométriques à respecter
Au-delà des conditions de revenus, les candidats doivent démontrer une utilisation régulière de leur véhicule. Deux situations permettent de répondre aux exigences : effectuer un trajet entre le domicile et le lieu de travail d’au moins 15 kilomètres par déplacement.
Alternativement, les travailleurs qui parcourent un minimum de 8 000 kilomètres annuels dans l’exercice de leurs fonctions peuvent également solliciter cette aide financière.
Comment formuler sa demande ?
Une procédure entièrement dématérialisée
Les démarches s’effectueront exclusivement en ligne via la plateforme impots.gouv.fr. La période de dépôt des demandes débutera le 27 mai 2026 et s’étendra sur deux mois, jusqu’à fin juillet.
Les usagers devront renseigner plusieurs informations : état civil complet, numéro fiscal, immatriculation du véhicule utilisé et numéro figurant sur la carte grise. Une certification confirmant les conditions d’utilisation du véhicule sera également exigée.
Versement rapide après validation
Une fois la demande validée par l’administration fiscale, les bénéficiaires recevront un montant unique de 50 euros. Le délai de versement est estimé à environ 10 jours suivant l’acceptation du dossier.
À ce stade, les autorités n’ont pas précisé la nature exacte des pièces justificatives qui pourraient être demandées pour appuyer les demandes.

