Les règles du Compte Personnel de Formation connaissent un bouleversement majeur. Entre restrictions d’accès et augmentation tarifaire, les usagers devront composer avec un dispositif nettement moins généreux qu’auparavant. Ces modifications touchent particulièrement les candidats au permis de conduire classique.
Une participation financière en hausse de 50%
À compter du 2 avril, la participation forfaitaire grimpe de 100 à 150 euros. Cette augmentation de 50 euros concerne exclusivement les nouvelles demandes déposées après la publication du décret.
Les dossiers en cours d’instruction avant cette date échappent à la hausse. Seules les souscriptions postérieures à l’entrée en vigueur du texte réglementaire supporteront ce surcoût.
Le permis voiture retiré du dispositif
Les permis de conduire destinés aux véhicules légers ne peuvent plus bénéficier du financement CPF. Les catégories A1, A2, B1 et B sont désormais exclues du système.
Des exceptions maintenues pour certains publics
Deux catégories d’usagers conservent néanmoins la possibilité d’utiliser leur compte formation. Les demandeurs d’emploi restent éligibles, tout comme les salariés dont un tiers assure le financement.
En revanche, les permis destinés au transport professionnel demeurent accessibles. Les catégories C1, C1E, C, CE, D1, D1E, D et DE continuent d’être financées par le CPF.
Des plafonds instaurés pour encadrer les dépenses
Le législateur fixe désormais des montants maximaux pour plusieurs types de formations. Ces limites visent à rationaliser l’utilisation des fonds disponibles.
Les seuils par catégorie de formation
Le bilan de compétences se voit plafonné à 1 600 euros. La préparation au permis de conduire ne peut excéder 900 euros pour les catégories encore éligibles.
Les formations certifiantes reconnues par l’État atteignent un maximum de 1 500 euros. Le décret ne précise toutefois pas le traitement réservé à la certification CléA.
Un changement progressif du dispositif
Ces ajustements s’inscrivent dans une volonté de maîtriser les dépenses liées au compte formation. L’État cherche à recentrer le dispositif sur les formations qualifiantes à forte valeur ajoutée professionnelle.
Les bénéficiaires devront désormais anticiper davantage leurs projets de formation. Le calcul du reste à charge devient un paramètre incontournable dans l’élaboration de leur parcours professionnel.

