Chaque année, plusieurs prestations sociales font l’objet d’une revalorisation automatique. Cette hausse, destinée à compenser l’érosion du pouvoir d’achat, intervient pour préserver le niveau de vie des bénéficiaires les plus fragiles. En 2025, plusieurs allocations connaissent une nouvelle augmentation.
Une hausse indexée sur l’inflation observée
Le mode de calcul retenu pour ajuster ces aides repose sur l’évolution des prix à la consommation, tabac exclu. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publie chaque mois un indice qui sert de référence.
Sur les douze derniers mois, entre février 2025 et janvier 2026, l’inflation s’élève à 0,8 %. C’est ce taux qui détermine la hausse appliquée aux différentes prestations sociales versées aux allocataires.
L’AAH franchit la barre des 1 041 euros
Les personnes en situation de handicap voient leur allocation revalorisée. L’allocation aux adultes handicapés, communément appelée AAH, atteint désormais un montant maximum de 1 041,59 euros par mois.
Cette prestation constitue un soutien essentiel pour les bénéficiaires dont la capacité de travail demeure limitée par leur état de santé.
RSA : des montants ajustés selon la composition du foyer
Le revenu de solidarité active évolue également à la hausse. Pour une personne vivant seule, le plafond s’établit à 651,69 euros.
Un couple sans enfant ou une famille monoparentale avec un enfant peut percevoir jusqu’à 977,54 euros maximum. Lorsque le foyer compte deux enfants, le couple peut toucher 1 368,56 euros au maximum.
Prime d’activité : un complément pour les travailleurs modestes
Cette aide destinée aux salariés et travailleurs indépendants aux revenus modestes s’ajuste pareillement. Une personne seule peut désormais recevoir 638,28 euros mensuels au titre de la prime d’activité.
Ce dispositif vise à encourager le retour et le maintien dans l’emploi en garantissant un complément de ressources.
Autres allocations revalorisées
L’allocation de solidarité spécifique (ASS) passe à 19,48 euros par jour. Elle s’adresse principalement aux demandeurs d’emploi en fin de droits justifiant d’une durée minimale d’activité.
L’allocation temporaire d’attente s’élève désormais à 13,73 euros quotidiens. Elle concerne notamment les demandeurs d’asile et certaines catégories de personnes en attente de réinsertion.
Enfin, l’allocation équivalent retraite atteint 42,12 euros par jour, destinée à certains demandeurs d’emploi proches de la retraite.

