L’épargne retraite s’apprête à connaître un bouleversement majeur. Les détenteurs de Plan Épargne Retraite devront faire face à une augmentation progressive des prélèvements sociaux, tandis que certains épargnants perdront un avantage fiscal déterminant. Une réforme qui touchera près de 13 millions de Français.
Des prélèvements sociaux en forte hausse
La fiscalité du PER s’apprête à connaître une modification substantielle. Dès janvier 2026, la contribution sociale généralisée (CSG) grimpe à 10,6 %, avant d’atteindre 11,2 % l’année suivante.
Cette augmentation de la CSG s’inscrit dans une hausse globale des prélèvements sociaux. Le taux total passera de 17,2 % actuellement à 18,6 % en 2026, puis à 19,4 % en 2027. Concrètement, lors du retrait des fonds, les prélèvements sociaux sur la plus-value s’élèveront à 18,6 %.
Ce changement impactera directement l’ensemble des 12,7 millions d’épargnants qui ont placé leur confiance dans ce dispositif.
Fin de l’avantage fiscal pour les seniors
Au-delà de la hausse des prélèvements, une autre mesure viendra modifier l’attractivité du PER. La déductibilité fiscale des versements, actuellement applicable à tous les souscripteurs, sera supprimée pour les épargnants de plus de 70 ans.
Cette disposition pénalisera particulièrement deux catégories de personnes : les retraités disposant de revenus élevés et les professionnels encore en activité après 70 ans, notamment dans les professions libérales.
Un produit d’épargne plébiscité par les actifs
Malgré ces évolutions réglementaires à venir, le PER continue de séduire massivement. En 2025, pas moins de 1,5 million de nouveaux plans ont été ouverts, témoignant de l’engouement pour ce dispositif.
Les jeunes générations sont particulièrement attirées par cette solution d’épargne. Les 25-34 ans représentent 15,6 % des détenteurs, tandis que les 35-44 ans en constituent 20,1 %. Leur motivation est double : préparer leur retraite et réduire leur revenu imposable.
Des versements réguliers et déductibles
En moyenne, les épargnants alimentent leur PER à hauteur de 107 euros mensuels, soit 1 284 euros par an. Ces montants peuvent être déduits du revenu imposable, sauf pour les détenteurs ayant dépassé l’âge de 70 ans suite à la réforme.

